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Incitations à la mobilité alternative

Comment inciter le recours aux transports privés sans recommencer à plomber la qualité de l’air? La question se pose notamment à Milan et à Rome, où la mairie estime que 75 % de la population pourrait désormais se déplacer en voiture. Or depuis plusieurs années, la municipalité, qui a fait de la lutte contre la pollution sa grande priorité, a adopté des mesures importantes pour réduire la circulation automobile. « Nous n’avons pas multiplié les efforts pendant des années pour revenir en arrière, même en période de grande crise sanitaire! » a récemment déclaré la maire, Virginia Raggi.

Soutien à l’autopartage

La mairie de Rome a adopté deux mesures importantes. Elle a d’abord suspendu l’interdiction de circuler librement dans le centre-ville et aboli les stationnements payants jusqu’à la fin du mois de mai. Ces mesures pourraient être reconduites jusqu’à la fin de l’année. En parallèle, des discussions ont été entamées avec les exploitants spécialisés dans les deux-roues électriques partagés, comme Cooltra et Cityscoot, pour renforcer leur parc en leur accordant des dégrèvements d’impôts et des prêts à taux zéro. Autre objectif: développer la location de trottinettes électriques. L’objectif de la mairie de Rome est de constituer un parc de 16 000 engins.

Plusieurs municipalités sont prêtes à faire quelques cadeaux aux opérateurs d’autopartage pour relancer le secteur entré en crise avec l’épidémie, en renonçant par exemple à la taxe sur les véhicules. « Avec la crise du Covid-19, le contexte de la mobilité a changé et l’autopartage peut jouer un rôle essentiel à condition d’être bien encadré », estime Andrea Leverano, directeur régional des opérations chez Share Now. Cette société implantée à Rome, à Milan et à Turin, avec 3 000 véhicules, est déjà dans les starting-blocks. « Nous avons revu nos standards habituels en ce qui concerne le nettoyage des véhicules, nous demandons aux usagers de porter un masque et nous conseillons d’utiliser des gants », confie le dirigeant. Soit, mais la promesse d’une désinfection ponctuelle suffira-t-elle à rassurer la clientèle potentielle? « Tout dépend des conditions psychologiques des usagers. À partir du moment où ils se rendront compte que le pire est passé et qu’ils peuvent nous faire confiance, nous renouerons avec les chiffres positifs de 2019, c’est seulement une question de temps », assure Andrea Leverano.

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Auteur

  • A. D.
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