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3 questions à Marco Gasparinetti, porte-parole de l’association Gruppo 25 Aprile

« Les vaporetti ont servi de vache à lait à la municipalité. »

Pour les Vénitiens, les déplacements en commun risquent de devenir un véritable parcours du combattant, car faute de moyens et d’investissements ciblés durant les dernières années, la municipalité n’a pas su construire un réseau solide. Décryptage avec Marco Gasparinetti, porte-parole du Gruppo 25 Aprile, la plateforme civique qui défend les droits des résidents.

Bus & Car Connexion: Vous dénoncez les dysfonctionnements des transports publics vénitiens. Quels sont vos principaux griefs?

Marco Gasparinetti: La municipalité vénitienne n’a jamais eu à financer le réseau de transport public, qui lui rapportait environ 25 à 30 M€ par an. Le prix du ticket payé par les touristes a assuré de bonnes recettes. Les abonnements sont annuels pour les résidents, qui n’ont pas été remboursés pour la période de l’épidémie. Les transports en commun vénitiens sont le deuxième casino de la Sérénissime, qui ne finance pas son réseau mais compte sur lui pour redresser ses finances. Les vaporetti vétustes, qui n’ont pas été remplacés depuis trente ans, ont servi de vache à lait.

BCC: Quel bilan tirez-vous de la situation?

M. G.: Avec la distanciation sociale, la capacité d’accueil des vaporetti a dû être réduite. Résultat: les ferries qui devaient accueillir chaque année 30 millions de touristes, sont insuffisants pour les 30 000 navetteurs qui traversent la ville tous les jours pour aller travailler et aussi les résidents. Le réseau est en train de s’effondrer. La société anonyme qui gère les transports a généré des bénéfices pendant des années et elle a placé la moitié des salariés au chômage technique pendant l’épidémie, et réduit l’offre. La région de la Vénétie vient d’adopter des mesures pour redresser le service public en augmentant la capacité d’accueil tout en respectant la distanciation. C’est un compromis politique. Elle a aussi demandé à la ville de garantir le service aux navetteurs.

BCC: Qu’attendez-vous des pouvoirs publics?

M. G.: Il faut remettre le système à niveau au plus vite de façon à avoir un réseau capable d’accueillir les résidents, navetteurs et les touristes! Il faut également permettre aux résidents qui ont leurs propres bateaux, de les utiliser en ouvrant des parkings, car nous n’en avons pas. Imaginez un Parisien qui a une voiture mais ne peut pas la garer! Tous les emplacements ont été réquisitionnés par les hôtels, les taxis d’eau… Enfin, la municipalité doit investir pour remettre la flotte de bateaux de transport collectifs en état.

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Auteur

  • Ariel F. Dumont
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