L’État fédéral s’apprête aussi à porter secours à la compagnie aérienne Lufthansa, entièrement privatisée en 1997. Le plan de sauvetage prévoit un plan de 9 milliards d’euros, qui ferait prendre à l’État une participation de 20 % au capital de la compagnie de 140 000 salariés. 700 des 760 avions de l’entreprise sont toujours cloués au sol à cause de la crise sanitaire. Les pertes liées au Covid-19 atteignent 1 million d’euros « chaque heure » selon la direction, engagée dans un bras de fer avec l’État pour limiter son intervention dans les affaires courantes de la société en cas d’entrée au capital. La nationalisation partielle de Lufthansa fait débat, alors que ce type de pratique est totalement étranger à la culture politique et économique du pays.
