D’ici la fin de l’année, 18 rames Régiolis produites par Alstom rouleront sur les lignes TER d’Occitanie: 11 électriques et 7 à motorisation bi-mode. Un investissement de 130 millions d’euros supporté par la Région, qui rénove progressivement son parc.
Le nouveau TER Régiolis ne passe pas inaperçu quand son museau rouge profilé arrive en gare de Toulouse Matabiau. Sur son flanc, le flocage « liO Service public Occitanie transports » apparaît. La première rame est opérationnelle depuis le 9 juin. « Elle fait partie d’une commande de 18 qui vont être mises en service d’ici la fin de l’année », explique Philippe Bru, directeur régional SNCF Voyageurs Occitanie. « Nous sommes en cours de réception, et elles circuleront progressivement sur l’ensemble de la région », précise Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des Mobilités et des Infrastructures de transports. Les premières rames étant d’ores et déjà affectés à l’étoile ferroviaire autour de Toulouse.
Chaque rame offre 205 places assises et près de 300 debout, soit 50 places de plus que les anciens matériels. S’y ajoute le confort intérieur: climatisation, prises électriques, sièges bleus, accoudoirs couleur bois clair… Et un élément sécurisant pour les conducteurs, qui plus est pendant la crise sanitaire, leur cabine dispose d’une porte leur permettant une sortie directe sans passer au milieu des voyageurs.
L’investissement se monte à 130 M€. « Cette commande porte le parc de Régiolis en Occitanie à 51 rames, auxquelles s’ajoutent les trois spécifiques pour la desserte de la ligne des Cévennes mises en service début 2020 », précise la Région. À terme, la capacité d’emport totale devrait être augmentée de 40 % car, depuis 2016, les 190 rames TER circulant en Occitanie sont progressivement renouvelées. Jean-Luc Gibelin parle de « saut quantitatif et qualitatif ».
Sur les 18 rames, 11 sont électriques, et les 7 autres sont à motorisation bi-mode, électrique et thermique. Elles sortent des chaînes de production des usines Alstom à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. La Région a également passé commande à Alstom de trois rames à hydrogène. Il s’agit d’un projet pilote auquel participent quelques régions françaises, dont Occitanie, qui a l’ambition de devenir « la première région à énergie positive », selon les mots de sa présidente Carole Delga. 2022 avait été évoqué pour une livraison sur la ligne haut-garonnaise Montréjeau-Luchon, fermée suite à des inondations et desservie en cars. Philippe Bru envisage plutôt 2025: « Nous sommes en phase de travail, un premier essai doit être fait. »
L’enveloppe approcherait les 30 millions d’euros. « L’État annonce un grand plan hydrogène, mais n’est pas au rendez-vous pour une compensation du surcoût de l’hydrogène, regrette Jean-Luc Gibelin. Nous demandons à Alstom que les coûts de recherche et développement ne reposent pas seulement sur les premières rames. »
Comme tous les étés, la SNCF, en coopération avec la Renfe, rétablit les services de trains internationaux à grande vitesse entre la France et l’Espagne. Depuis le 1er juillet, deux trains circulent quotidiennement dans chaque sens, reliant Paris, Valence, Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Nîmes, Montpellier, Sète, Agde, Béziers, Narbonne et Perpignan aux villes espagnoles de Figueras, Gérone et Barcelone. Mais il n’est plus question cette année de la desserte toulousaine, qui fonctionne habituellement d’avril à septembre.
