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Résilience

Diversité.

Le mot résilience tire son origine du latin resilientia (le fait de rebondir). Devenu très tendance ces dernières années, et utilisé notamment en psychologie, il est passé au stade… viral avec la crise sanitaire. Répétée sur tous les tons, accommodée à toutes les sauces, la résilience finit par désigner tout et son contraire, et c’est bien normal, puisqu’il y a une infinité de manières de résister aux chocs. Et de se préparer aux prochaines situations critiques. Comme toujours, dans notre monde complexe, il n’y a pas d’un côté le bon et de l’autre le mauvais. Donc pas de bon choix, mais une diversité de solutions qui mériteraient d’être examinées et débattues collectivement, dans les secteurs de la mobilité, du tourisme, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire…

Calendrier.

S’il est bien évident que la pandémie de Covid-19 a mis à mal nos structures économiques et sociales, les pouvoirs publics ne semblent pas déterminés à s’engager dans une évaluation dépassionnée de cet épisode et de ses suites. Comme d’habitude, c’est le calendrier électoral qui prime. Et tant pis si les mesures prises dans le cadre des plans de sauvetage relèvent largement de la communication et de l’urgence politique. Dans l’automobile, la primauté donnée à l’électrique est censée assurer à la fois la compétitivité de nos constructeurs, et satisfaire aux objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fixés dans la Stratégie nationale bas carbone, qui vise la neutralité en 2050.

Reports.

Dans une analyse publiée par le Forum vies mobiles, l’économiste des transports, Yves Crozet, compare l’électrification au report modal, présenté comme la solution de réduction des GES à partir des années 1990, et qui n’a pas produit l’effet escompté. À l’inverse, les émissions dues aux transports n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre en 2018 des niveaux de 30 % supérieurs à ce qui était prévu dans le protocole de Kyoto. À l’instar du report modal, la décarbonation serait donc un leurre, ou au mieux une politique publique onéreuse dont les bénéfices ne seront (faiblement) ressentis que dans les centres-villes? Mais après les efforts consentis pour développer leur offre et provoquer le report modal, les transports publics auront-ils durablement les moyens de rouler toujours plus propre?

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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