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Transition écologique.

L’électromobilité en pointe dans le plan de relance automobile

Présenté le 26 mai, le plan de soutien à la filière automobile vise non seulement à accompagner les fleurons de l’industrie française dans la crise post-Covid, mais aussi à favoriser le renouveau du secteur. Les premières orientations réaffirment le rôle de premier plan donné à l’électromobilité.

Frappé de plein fouet par la crise sanitaire, le secteur automobile a vu son activité réduite de 80 % pendant le confinement. Les prévisions actuelles du marché automobile font état d’une baisse d’au moins 20 % en 2020 dans le monde, et de 30 % en Europe. Doté de plus de 8 milliards d’euros d’aides, le plan de soutien à la filière automobile présenté le 26 mai par le président de la République, Emmanuel Macron, vise à réduire les impacts de la crise, mais aussi à rendre l’industrie plus compétitive et décarbonée. Les mesures prises ciblent d’abord le soutien de la demande sur le marché des véhicules individuels. Le cas des véhicules industriels ne peut pas être traité avec les mêmes outils, puisque la demande dépend d’abord et avant tout du dynamisme des différents secteurs économiques, et que l’effet d’aubaine de type « prime à la casse » ne fonctionne pas.

Déclinaisons concrètes

Néanmoins, les déclinaisons concrètes du plan permettront sans doute aux constructeurs d’accélérer la conversion de leur production vers les motorisations alternatives au diesel. C’est notamment la mission du Fonds d’avenir pour l’automobile, doté d’un milliard d’euros, destiné à la modernisation et la numérisation des chaînes de production, à la transformation écologique de la filière automobile et à l’innovation. Dans le détail, 600 millions d’euros d’investissements en fonds propres sont destinés à la consolidation de la filière; 200 millions d’euros pour la modernisation et la décarbonation de l’outil productif; et 150 millions d’euros d’aides pour la R&D et l’innovation du secteur. Le ministère de l’Économie et des Finances vient ainsi de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) destiné aux entreprises de la filière qui souhaitent investir dans leurs outils de production pour le rendre plus compétitif et l’orienter vers les modèles économiques d’avenir. Les financements, majoritairement en subventions, leur permettront de développer des processus innovants grâce aux outils numériques ou de mettre en place de nouveaux procédés en faveur de la transition environnementale.

L’hydrogène aussi

Forsee Power travaille sur des projets de véhicules à hydrogène avec un constructeur français, le portugais Caetano Bus ou l’irlandais Bamford Bus company qui a récemment repris le constructeur de Ballymena, Wrightbus. L’entreprise française équipe le bus à hydrogène H2.City Gold produit par CaetanoBus, qui devrait être testé par la RATP avant la fin de l’année sur une ligne du Val-de-Marne. Des batteries Pulse 15 à haute puissance associées à des réservoirs d’hydrogène procurent ainsi au véhicule 400 km d’autonomie.

Bus et cars électriques: un marché prometteur

Malgré la Covid-19, le total des immatriculations de bus et cars électriques en Europe devrait atteindre 2 000 véhicules, soit une stabilité par rapport à l’année 2019. Selon les prévisions, on compterait 10 000 à 12 000 bus et cars électriques en circulation d’ici à 2025, avec une croissance du marché de 40 % par an.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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