Les voitures n’ont guère circulé durant deux mois, et donc leurs propriétaires n’ont pas non plus fréquenté massivement les parkings publics. LPA, qui gère plus de 20 000 places de stationnement à Lyon, tire un premier bilan sans appel: la fréquentation des parcs de stationnement a chuté jusqu’à 200 passages par jour au lieu de 12 000 à 13 000 en rythme de croisière. Le 11 mai, 3 700 passages, soit 35 % du total standard ont été enregistrés, dont la moitié dans les parcs de la presqu’île. Dans le même temps, les services d’autopartage, mis à l’arrêt pendant le confinement repartent peu à peu avec 195 locations programmées sur la semaine du 11 mai contre 476 avant le confinement.
Le retour à la normale semble encore loin et LPA entend profiter de cette période de latence pour mettre en place des dispositifs nouveaux. « Il faut chercher de nouveaux champs d’activité pour nos parkings », assure Louis Pelaez, son président. Certains, à l’image de l’installation de drive pour les producteurs locaux ont rencontré un franc succès qui plaide en faveur de leur pérennisation. D’autres, comme les parkings dédiés aux vélos, ou la mise à disposition de trottinettes attendent de vérifier leur pertinence. « Nous sommes prêts à suivre la demande. En temps normal, nous avons un millier de places pour les vélos, nous en avons installé 45 de plus dans l’un de nos parcs en centre-ville, nous pouvons libérer d’autres espaces. Pour les trottinettes, nous travaillons avec les opérateurs qui les installeront en fonction de la demande », égraine Louis Pélaez. Le président de LPA souhaite aussi accélérer la transformation digitale de ses services, en veillant toutefois à « maintenir du personnel ». En attendant de voir quelles sont les initiatives à ancrer dans le temps, le président de LPA dit avoir déjà acquis une certitude: « Même si les modes doux vont se développer, cela ne signe pas la fin de la voiture, et les parkings qui libèrent de l’espace en surface ont un rôle à jouer. »
