Après les lignes routières et urbaines Optile, au tour des services ferroviaires d’Île-de-France de faire l’objet du même processus de libéralisation. Île-de-France Mobilités (IDFM) presse le pas et commence les travaux pratiques pour préparer « l’appel d’offres qui sera lancé début 2021 », explique l’autorité organisatrice sur son site Internet. La toute première phase a eu lieu du 22 au 25 juin, avec une consultation par visioconférence des entreprises ferroviaires intéressées par l’exploitation des lignes de Transilien qui seront mises en jeu. Lesquelles ne sont pas encore désignées officiellement, même si Valérie Pécresse, la présidente d’IDFM, a eu l’occasion de citer les lignes de banlieue J et R. À l’instar d’autres régions, elle veut pouvoir profiter de la fin du monopole de la SNCF, en 2023.
Objectif de cette première consultation: « recueillir un maximum de données concernant les besoins techniques, logistiques et financiers et leurs incidences sur le choix des premières lignes et lots de lignes ouverts à la concurrence », explique l’autorité organisatrice. Mais pas question pour les candidats d’arriver les mains dans les poches: « Ils devront également présenter des scénarios visant à améliorer la qualité de service, le dynamisme de certaines lignes et à réduire les coûts unitaires. » Les avis recueillis lors de ces consultations permettront à IDFM de préparer le cahier des charges de l’appel d’offres, qui sera publié en 2021. On imagine que les entreprises ferroviaires intéressées par l’ouverture à la concurrence en régions se presseront, à commencer par les concurrents français de la SNCF, Transdev et RATP Dev. La question de savoir comment Keolis et la SNCF s’articuleront contribue au suspens. Autre inconnue: chez les étrangers verra-t-on aussi Arriva et MTR?
