Philippe Fournié: L’unification du réseau régional est essentielle pour favoriser l’intermodalité. Nous avons commencé par adopter un nom commercial commun, Rémi, pour Réseau de mobilité interurbaine. Ensuite, nous avons mis en place une offre commerciale commune: avec une carte, le voyageur accède à l’ensemble du réseau, quel que soit le mode, routier ou ferroviaire. L’étape suivante a consisté à développer une solution de type MaaS, avec la plateforme jvmalin, qui propose de l’info voyageurs ainsi qu’un calculateur d’itinéraire pour l’ensemble des services de transports régionaux, y compris le transport à la demande et le covoiturage.
Enfin, le dernier volet du chantier a porté sur la mise en place d’une billettique embarquée unique et interopérable, en partant de six systèmes différents! Nous avons démarré avec le transport scolaire, à la rentrée 2018, pour lequel nous avons fait le choix de la solution 2School d’Ubitransport.
P. F.: Parallèlement au développement d’une offre ferroviaire à l’échelle territoriale, nous procédons à la mise en cohérence des marchés routiers hérités des départements. Au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des différents contrats, nous avançons sur la transition énergétique, avec l’objectif de sortir du diesel en 2028, sauf sur les transports scolaires, pour lesquels le modèle économique ne permet pas d’investir aussi rapidement dans de nouveaux véhicules. Nous préparons aussi la prise de compétence mobilité avec les communautés de communes concernées. Dans le cas où certaines intercommunalités décideraient de ne pas prendre la compétence, nous devons réfléchir à des solutions adaptées, qui ne soient pas un calque des solutions proposées au niveau départemental, par exemple.
P. F.: Les 33 transporteurs avec lesquels la Région est en contrat ont été compensés, de manière à éviter les défaillances d’entreprise. En contrepartie, nous avons demandé aux chefs d’entreprise de continuer à payer à 100 % les salaires de leurs conducteurs.
P. F.: La fréquentation a repris à 60 % sur le réseau ferroviaire. Sur le réseau routier, la situation est très contrastée: avec une fréquentation proche de 100 % sur certaines lignes, et très faible sur d’autres… Nous sommes déterminés à éviter une réduction de l’offre, et nous avons engagé une réflexion avec les associations d’usagers.
P. F.: La prolongation n’est pas encore validée. Notre objectif est de mettre en place une offre ferroviaire à la fois plus claire, plus efficace et moins chère. Nous n’avons pas forcément besoin de la concurrence pour y parvenir. Grâce à une clause de revoyure à mi-parcours, nous avons déjà réussi à faire passer les coûts de 220 à 196 millions d’euros dans la convention SNCF signée pour la période 2014-2020. Pour le futur contrat, la négociation porte, entre autres, sur la définition de lots territoriaux.
