Le moins que l’on puisse dire est que Stéphane Baudry, nouveau maire de Saint-Maixent-l’École dans les Deux-Sèvres, n’a pas perdu de temps. Le jeune édile de 29 ans, élu au premier tour, a démarré son mandat avec la réalisation d’une promesse de campagne: la création d’une offre de mobilité à destination des quelque 7 000 habitants de sa commune. « Saint-Maixent est une commune rurale, située à une vingtaine de kilomètres de Niort. Nous connaissons à la fois un fort pourcentage de personnes âgées, de familles monoparentales et 22 % de personnes en âge de conduire mais qui n’ont pas accès à la mobilité », déplore l’élu qui n’hésite pas à parler de problème d’enclavement avec les conséquences que l’on peut imaginer pour l’emploi.
Pour toutes ces raisons et pour revitaliser le commerce de centre-ville, Stéphane Baudry a souhaité la création d’une ligne de bus, « sans compter que ça permettra de limiter la circulation des voitures ».
Cette ligne longue de 13 kilomètres proposera 28 arrêts. Un seul bus de 22 places assurera le service et effectuera la rotation en 40 minutes. « Saint-Maixent s’étend sur 5,2 km2, il est donc très facile de mettre en place un service de transport permettant de tout desservir. Par ailleurs, la commune est une cité médiévale, ronde. Par conséquent, chaque arrêt se trouvera à moins de quatre minutes à pied du centre-ville », se félicite le premier magistrat.
Si le choix du matériel n’est pas encore arrêté, le mode d’exploitation sera, comme à Niort, gratuit. « L’instauration d’un service payant aurait pu dissuader les clients et aurait coûté trop cher avec la gestion de la billetterie… Ici, nous allons embaucher deux chauffeurs plus un troisième en complément, le tout sera placé sous l’autorité du service technique de la ville. » La ligne sera en service de 7 heures à 18 heures, du lundi au vendredi. La municipalité se donne six mois pour ajuster les horaires et le parcours en fonction des remontées de la clientèle. Attendu pour début octobre, ce service va demander un investissement de l’ordre de 100 000 euros, soit un peu plus d’1 % du budget de fonctionnement de la commune.
