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Relance: le rail et le vélo favorisés

Sur les 11 milliards d’euros consacrés aux transports dans le plan de relance, le rail se taille la part du lion avec 4,7 milliards d’euros, dont 1,8 milliard va servir à combler les pertes liées à la Covid-19. Le solde ira notamment aux petites lignes ou encore à la relance de deux trains de nuits, dont 100 M€ pour Paris-Nice, et Paris-Tarbes (rénovation des rames, travaux en gare). Le Gouvernement veut consacrer en trois ans (la durée du plan) 1,2 milliard au transport en commun et au vélo, dont les crédits vont être multipliés par trois, pour atteindre 400 millions d’euros. Le troisième appel à projets TCSP, dont le lancement est attendu avant la fin d’année, sera quant à lui doté de 550 millions d’euros au lieu de 400 initialement prévus.

A noter que 700 millions d’euros doivent permettre à l’État de tenir sa part de cofinancement dans les grands travaux franciliens (RER A et B, RER E) d’ici aux JO. Autres destinations des fonds: le prolongement des trams T3 et T1 ainsi que des TZen 2 et 3. Les régions et l’outremer ne sont pas oubliés. Des crédits (200 millions d’euros a priori) doivent aider les métropoles et collectivités à accoucher des projets de métro, tram ou TCSP les plus mûrs, indique-t-on au ministère des Transports. Autre enseignement: le Gouvernement ne freinera pas l’avancée des projets de lignes nouvelles (Bordeaux-Toulouse-Pays basque, Paris-Normandie, ligne Paca).

Hydrogène: beaucoup de sous et de flou

Dans combien d’années les autocaristes, les opérateurs de transports en commun, et les autorités organisatrices pourront-elles acheter sur le marché des cars ou bus hydrogène de série? Si la « stratégie hydrogène » présentée le 8 septembre vise à proposer un avion à hydrogène en 2035, les pouvoirs publics ne se sont pas fixé d’objectif pour les véhicules terrestres, alors même qu’ils soulignent l’urgence de pouvoir répondre à des offensives extra-européennes. Certitude: la France compte miser au total 7,2 milliards d’euros sur cette énergie jusqu’en 2030, dont une part viendra de l’Union européenne. Le but est de créer une filière française en fédérant les acteurs: grands groupes comme Air Liquide, équipementiers comme Faurecia, Valeo, ou encore la PME albigeoise Safra: « Un constructeur qui m’est cher car son président [Vincent Lemaire, NDLR] porte le même nom que moi », a plaisanté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Il s’agira aussi de se coordonner avec l’Allemagne sur les batteries. Plusieurs organismes (BPI, CGI…) vont se mobiliser, et une part importante des fonds sera distribuée par l’Ademe, à travers l’instrument quasi systématiquement utilisé de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI).

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Auteur

  • Marc Fressoz
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