Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Innovation.

Bertolami teste une navette autonome en zone rurale

Depuis lundi 7 septembre, les cars Bertolami exploitent leur navette autonome Beti sur un circuit rural en voie ouverte. Une première, dont les résultats devraient permettre de faire avancer la conduite autonome dans notre pays.

Sa navette Navya baptisée « Beti » pour « Bertolami Expérimentation Transport Innovation » relie en 22 minutes la gare de Crest à l’Écosite du Val de Drôme, à Eurre, soit 4,6 km sur voie ouverte. Elle accueille dix passagers et un opérateur de sécurité, comme le précise la réglementation. Vitesse de croisière: aujourd’hui 15 km/h, 25 km/h d’ici au mois de janvier. « Nous avons augmenté le curseur dès la première semaine sur certaines portions du trajet; et nous sommes en avance de quinze jours sur le planning d’augmentation de la vitesse », se félicite Benjamin Beaudet, DG de la PME Bertolami. L’expérimentation durera quatre mois et demi, et fera l’objet d’une étude de ressenti des utilisateurs et usagers de la route, confiée au Céréma. Le circuit compte sept stations, et une vingtaine de difficultés routières, dont un passage à niveau ferroviaire et un rond-point. Mais le plus ardu reste les 1 500 m de tunnel végétal à franchir sur une route communale au revêtement fatigué.

Ce défi est né d’une convergence d’idées entre l’entreprise Bertolami et un territoire qui souhaite expérimenter cette forme de mobilité, la communauté de communes du Val de Drôme, en Biovallée, avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Lancé le 15 octobre 2019 par la Région, le marché a été notifié à l’entreprise Bertolami le 21 janvier 2020. Il prévoit deux expérimentations d’ici à 2022. « Nous avons choisi de lancer la première entre la gare de Crest et l’Écosite du Val de Drôme par intérêt pour les difficultés à surmonter sur ce trajet », explique Benjamin Beaudet, tout en rappelant que cette expérimentation a une vocation scientifique.

237 300 € investis par la Région et le territoire

Le second test pourrait se faire sur Livron-sur-Drôme ou entre Livron et Loriol-sur-Drôme. Rien n’est pour l’heure décidé. La première expérimentation est le fruit de 22 mois de travail, en partenariat avec Eurovia, Navya et les collectivités territoriales. « Nous avons eu la chance de trouver de bons partenaires pour relever ce défi », se félicite Benjamin Beaudet. Pour l’infrastructure, cela s’est fait avec Eurovia. Deux types de repères ont été mis en place: une signalisation verticale et horizontale, avec respectivement des panneaux de signalisation de 70 cm x 70 cm tous les 25 mètres, et une ligne en pointillé pour matérialiser l’axe entre les deux voies. « Nous avons inventé la mobilité autonome frugale », sourit Sébastien Bodé, directeur délégué de cette filiale de Vinci. La Région porte financièrement ce projet d’expérimentation sur deux phases pour un montant de 220 800 € TTC hors moyens humains dédiés, une somme abondée par les collectivités territoriales, soit le Département (15 000 €), la Communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée (7 500 €) et la ville de Crest (7 5500 €). Le groupe Bertolami a, quant à lui, consacré 20 000 € pour l’exploitation, et 500 000 € en R&D (y compris l’amortissement du véhicule). La frugalité est donc toute relative, mais l’innovation a un prix.

Retour au sommaire

Auteur

  • Nathalie Ruffier
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format