Egestation depuis le début des années 2000, adopté par les élus en 2018, le projet de pôle intermodal pour Guéret est finalement annulé. « Reporté, préfère penser Éric Correia, le président de l’agglomération creusoise. Il y a un principe de réalité budgétaire. Des quatre scénarios, nous avions pourtant retenu le moins coûteux… » Estimé initialement à 6,65 M€, le projet prévoyait d’une part la création d’un axe routier permettant de relier directement le pôle intermodal et le quartier de la gare à un boulevard pénétrant, lui-même raccordé à la RCEA (route Centre Europe Atlantique, E62), le principal axe routier du département; d’autre part l’aménagement sur le parvis de la gare de six quais dont cinq pour les bus urbains et les cars TER, de places de dépose-minute, de stationnement courte durée, d’emplacements pour les taxis et pour les deux-roues motorisés ainsi que l’installation de box-vélos.
L’ancienne gare marchandise devait quant à elle accueillir une gare routière de dix quais, des stationnements pour les cars TER et véhicules de transport scolaire et de nombreux parkings, notamment pour les actifs du centre-ville. Car le projet consistait également à créer des cheminements pour mobilités douces et, grâce au report modal espéré, à désengorger le stationnement en centre-ville.
Un projet ambitieux, comme l’était, en 2013, la création ex-nihilo d’un réseau de bus (rendue obligatoire par la transformation de la communauté de communes en agglomération et donc l’obligation d’assumer la compétence transport). Sept lignes, dont deux jumelles, ont été mises en service dans cette « agglomération rurale » de 31 000 habitants, dont les besoins quotidiens en déplacements intercommunaux domicile-travail sont estimés à seulement 7 700 trajets. Ainsi, en 2019, les cinq véhicules du réseau ont transporté quotidiennement 350 personnes. Dans l’attente d’un réel pôle intermodal, l’agglomération du Grand Guéret va rapprocher la gare routière de la gare ferroviaire, en l’installant dans la cour marchandise SNCF, sur des emprises qui restent à acquérir. Projet qui n’est pas encore budgété, mais qui devra se réaliser rapidement pour bénéficier de fonds Feder.
