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POLT: les nouvelles rames ne résoudront pas tout

Des rames de 200 m de long pouvant rouler à 200 km/h, 420 sièges dotés de prises électriques et USB, de repose-pieds et d’accoudoirs… Une esquisse des 28 futures rames commandées au constructeur espagnol CAF pour circuler sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont a été présentée à Limoges en vidéo, en attendant la maquette statique qui sera dévoilée en mars prochain. « Le confort sera bien supérieur aux actuels trains Corail, assure Pierre-Christophe Soncarrieu, adjoint au responsable de la Mission autorité organisatrice trains d’équilibre du territoire. La disposition des sièges fluidifiera la circulation dans la rame. Chaque voyageur disposera d’une lumière et d’un store individuels, de tablettes, d’une patère… Quatre places sont prévues pour les PMR en fauteuil – deux en seconde, deux en première classe – avec le même équipement que les autres sièges, et la possibilité de monter à bord en toute autonomie. Il y aura un siège de transfert permettant à la personne d’aller sur un siège en dur, ainsi que quatre places accompagnateur. À l’extérieur des rames, des bandeaux d’information et, à l’intérieur, des écrans au plafond pour des messages publicitaires ou promotionnels pour les territoires. Il y a tout un travail d’amélioration par rapport à ce qui existe et un réel confort adapté à des trains parcourant de longues distances. Il s’agit de rendre utile et agréable le temps du trajet. »

Moderniser la ligne

Un temps de trajet utile et agréable, de quoi ravir les usagers de ces futures rames qui, toutefois, préféreraient sans doute raccourcir la durée du parcours. Or, concernant le POLT, si la régénération en cours (coût: 1,6 milliard d’euros) permettra simplement une remise à niveau qui devrait limiter les retards, c’est bien une modernisation qu’attendent les utilisateurs, les élus et l’association Urgence POLT, afin que Limoges soit à moins de 2 h 50 de Paris.

Mais le financement de cette première phase de modernisation – pourtant prévue dans le schéma directeur de la ligne – n’est toujours pas établi. « Il faut intégrer ce financement au plan de relance! » Jean-Claude Sandrier, le président d’Urgence POLT, poursuit: « Cela éviterait un interminable tour de table avec les quatre Régions concernées et permettrait que la ligne soit performante dès 2023, lorsque les nouvelles rames arriveront. Par ailleurs, la prise en charge intégrale par l’État de la première phase de modernisation libérerait de l’argent pour que les Régions régénèrent leurs petites lignes… »

Reste le positif: le calendrier devrait être tenu, avec une rame de présérie pour les essais d’homologation en 2022, et de premières livraisons et circulations en 2023. Sans que l’on sache encore si ces rames seront construites en France, à Bagnère-de-Bigorre, ou à Beasain, en Espagne.

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Auteur

  • Olivier Jacquinot
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