Guillaume Devauchelle: Nous avons adapté aux autobus et autocars un dispositif de purification de l’air, déjà utilisé dans le milieu hospitalier. Les lampes UV sont beaucoup plus efficaces que les filtres, qui diminuent également les poussières et les particules, et peuvent être utilisés en complément. Notre solution de bouclier sanitaire, qu’elle soit d’origine ou en retrofit, ne dépasse pas 1 % du prix d’un bus.
G. D.: Si nous avons été capables de proposer rapidement ce bouclier sanitaire sur les véhicules de transport en commun, c’est parce que nous travaillons depuis plusieurs années sur l’amélioration de la qualité de l’air ambiant. Nous avons d’ailleurs créé en 2018 une chaire intitulée Santé et bien-être dans les transports avec l’Université de Liège. Pour les automobiles, Valeo a mis au point des filtres pour automobiles qui bloquent 99,8 % des virus (respectant la norme ISO 18184). Ces filtres à haute efficacité, qui étaient réservés aux segments premium, devraient équiper plus de 20 % des véhicules d’ici trois ans. Et dans les pays asiatiques (où les réglementations touchant à la santé, différentes des nôtres), nous sommes capables de produire un « air des montagnes », obtenu par la circulation d’ions négatifs ou positifs. La qualité de l’air et la sécurité sanitaire constituent la 3e vague des révolutions qui transforment la mobilité partout dans le monde, après celle de l’électrification des motorisations et celle des assistances à la conduite. Le confort physiologique est particulièrement important dans le développement du véhicule autonome.
