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Formation: Ferrocampus vise 300 diplômés par an

Vendredi 2 octobre, sur le site du Technicentre SNCF de Saintes (Charente-Maritime), Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, ont ratifié la lettre d’intention du projet Ferrocampus. Ce site, duplicata ferroviaire de l’Aérocampus de Latresne (Gironde), sera unique en France grâce notamment à une carte d’une centaine de formations (initiales, par apprentissage, en alternance) allant du brevet professionnel au doctorat, avec un objectif de quelque 300 diplômés par an dans les métiers du rail.

Cette structure, qui s’installera dans une partie des locaux désaffectés du Technicentre, sera également un centre de recherche et d’innovation autour de cinq domaines: verdissement des matériels roulants; sécurité et connectivité embarquées; signalisation et maintenance déportées, transports intelligents du futur; promotion de l’innovation et développement d’activités économiques dans le secteur ferroviaire. Autrement dit: « Imaginer une mobilité ferroviaire durable, connectée, autonome et décarbonée », a rappelé Alain Rousset.

Pour répondre aux attentes des initiateurs du projet, la SNCF va vendre à la Région 14 000 m2 de bâti. Et même si « le prix reste à déterminer », selon les propos de Xavier Mallardeau-Castanet, en charge de ce dossier au sein du conseil régional, tout va aller très vite puisque les premières formations seront dispensées dès l’année prochaine en attendant la livraison totale du site prévue, elle, pour 2025.

Émergence d’un pôle économique

En complément de l’aspect pédagogique qui va occuper une place importante, la Région entend favoriser l’émergence d’un pôle économique en attirant sur site les industriels du secteur et des start-up. Des espaces leur seront dédiés, avec notamment dix plateaux techniques ainsi que 2 000 m2 d’ateliers pour héberger de nouvelles structures. « Des voies ferrées seront mises à disposition des entreprises afin qu’elles testent leurs expérimentations », se félicitent d’emblée les porteurs du projet.

Enfin, en marge de cette signature, le conseil régional, lors de sa séance plénière du 5 octobre, a entériné la création de l’association Ferrocampus. Cette dernière, qui rassemble les acteurs clés de la filière, aura pour objectif de mettre en place les opérations et coopérations utiles à l’avancement du projet et d’instaurer des partenariats avec des acteurs de la filière ferroviaire intéressés par ce dossier.

L’État et la Région s’engagent pour le rail en Auvergne

Le 5 octobre, le Premier ministre Jean Castex a signé avec Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’accord État-Région pour le plan de relance du ferroviaire en Auvergne. Cet accord permettra d’investirN en deux ans, 280 millions d’euros sur le ferroviaire auvergnat, à comparer aux 120 millions d’euros du précédent contrat de plan. Cette augmentation a été rendue possible par un investissement régional doublé à hauteur de 120 millions d’euros. Le programme permettra d’améliorer les temps de parcours sur la liaison Clermont – Paris, qui passeront de 3 h 30 à 3 h 15, de faire progresser la régularité des trains tout en créant un aller-retour supplémentaire. 130 millions d’euros seront également dédiés à la modernisation des petites lignes, et 20 millions seront fléchés pour l’amélioration de cinq lignes de fret ferroviaire (Volvic – Le Mont-Dore; Vichy – Puy-Guillaume; Riom – Volvic; Vichy – Cusset; La Ferté-Hauterive – Saint-Pourçain-sur-Sioule).

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Auteur

  • Jean-Sébastien Thomas
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