Christophe Gaussin: J’ai rencontré Guillaume Pepy à Doha il y a quelques années, il m’a surpris car il a commencé à me poser des questions, du genre: « Est-ce que vous travaillez avec la SNCF? Pour quel service? »… et il m’a dit: « Je peux vous aider, je vais passer un coup de téléphone. » Depuis, j’ai appris à découvrir son efficacité et sa capacité d’organisation, qui m’ont impressionné. Son réseau d’influence est redoutable. Ce n’est pas par hasard qu’il a réussi à obtenir le marché du métro de Doha pour le groupe SNCF [avec la RATP, NDLR].
C. G.: Nous avons décidé de nous concentrer sur le domaine dans les bus autonomes. On ne croit pas trop aux shuttles, car un opérateur a besoin d’exploiter la globalité d’un réseau pour créer de la valeur. Nous avons un accord assez fort avec Bolloré pour la distribution mondiale des Bluebus, et nous avons gagné le concours du bus autonome à Dubaï. Pourquoi viser le Moyen-Orient? C’est un terrain de jeu qui est facile à mettre en œuvre, et surtout il y a une volonté forte de mettre des moyens à disposition.
C. G.: Nous pourrions très bien utiliser les batteries Bolloré avec une pile à hydrogène. On discute, il y a des sujets mais c’est encore trop tôt.
