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Marché: le point sur les immatriculations depuis janvier 2020

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Marché: le point sur les immatriculations depuis janvier 2020

Crédit photo Loïc Fieux

Avec un recul de 14 % sur les neuf premiers mois de l’année 2020, le marché français bénéficie de la bonne résistance des segments urbains et interurbains, qui compensent en partie l’effondrement du secteur touristique. Selon Holger Duerrfeld, CEO d’Evobus France, le tourisme est le segment le plus sévèrement touché avec -45 % tandis qu’on note une légère augmentation pour les bus urbains et une légère baisse pour les interurbains. Sur ce dernier point, Holger Duerrfeld rappelle que le marché interurbain est cyclique et qu’il a été très fort en 2019. À propos des cars de tourisme, les ventes d’avril 2020 sont représentatives des effets de la crise, puisque Evobus n’a enregistré que cinq ventes au cours de ce mois qui est traditionnellement l’un des plus forts de l’année pour cette catégorie de véhicules.

« Le marché urbain dépend de la politique et l’État respecte ses engagements. Les investissements pour le renouvellement des flottes sont maintenus », commente Holger Duerrfeld. Malgré un contexte économique défavorable dans lequel le bus électrique aurait pu être victime de son prix élevé, Evobus ne subit aucun report de commandes d’eCitaro vers des versions thermiques. « On constate un fort intérêt du secteur public en faveur des véhicules électriques. La pression politique est extrême », ajoute-t-il.

L’électrique commence à se voir

Sur les neuf premiers mois de l’année, Evobus constate que les quelque mille bus urbains vendus se répartissent entre motorisations diesel (60 %), gaz (34 %) et électrique (6 %). La propulsion électrique « commence à se voir ». Quant au diesel, Evobus s’aperçoit du succès de son offre micro-hybride auprès des acheteurs de Citaro thermiques. Le diesel semble ne plus être envisagé qu’en version hybride.

La sortie du nouvel Intouro s’accompagne d’une simplification de la gamme interurbaine avec la disparition des Setra série 400 Multiclass UL et UL Business. « Il y a de moins en moins de place pour des cars interurbains de haut de gamme. Les transporteurs sont payés le même prix s’ils exploitent une ligne avec un Setra ou avec un véhicule moins prestigieux », souligne Holger Duerrfeld.

« Il n’y a pas de signe de renversement du marché d’ici la fin de l’année, sauf peut-être un rattrapage pour les interurbains dont les livraisons ont pu être retardées par l’arrêt de la production chez les équipementiers. Cela va rester très compliqué pour le tourisme en 2021 car l’environnement est incertain. Le besoin de renouvellement des parcs est actuellement réduit par l’inutilisation des cars au cours des derniers mois. Toutefois, je suis convaincu que le tourisme en car redémarrera plus rapidement que le transport aérien en raison de la relative proximité des destinations en car », conclut Holger Duerrfeld.

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  • Loïc Fieux
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