Le 5 novembre, l’assemblée générale de l’Association des communautés de France (ADCF) s’est réunie en visioconférence. À cette occasion, un nouveau conseil d’administration a été élu, et a porté à sa tête Sébastien Martin, président de la communauté du Grand Chalon. À ses côtés, Virginie Carolo, présidente de Caux Seine Agglo, devient première vice-présidente de l’ADCF, et Sébastien Miossec, président de Quimperlé communauté, président délégué. Jean-Luc Rigaut, qui reste administrateur, devient président d’honneur de l’ADCF, après l’avoir présidé de 2017 à 2020.
L’assemblée des intercommunalités place ainsi à sa tête une nouvelle génération d’élus, bien décidés à « faire perdurer la capacité de l’ADCF à rassembler une diversité de territoires et d’orientations politiques », comme l’a souligné son nouveau président, intervenant devant la presse après le discours de Jacqueline Gourault, qui clôturait l’assemblée générale. En réponse à la ministre de la Cohésion des territoires, qui évoquait l’avancement de Loi 3D, Sébastien Martin a exprimé sa priorité donnée aux 3R: relance du dialogue entre l’État et les collectivités, relance économique, relance de la transition énergétique. Les territoires réclament davantage d’autonomie dans la mise en place du volet local du plan de relance. « Nous voulons que la notion d’autorité organisatrice, telle qu’elle s’exerce en matière de mobilité, s’applique également pour la gestion des déchets ou le plan climat », a déclaré Sébastien Martin. Prenant le relais, Virginie Carolo s’est déclaré quant à elle focalisée sur les 3 E d’économie, économie, économie!
Indispensable maillon de la relance et de la transition énergétique, les transports figurent bien sûr à l’agenda de l’ADCF. D’abord sur le volet de la compensation des pertes de VM et de recettes, pour lesquels le PLFR 4 prévoit 750 millions d’euros d’avances remboursables (hors Île-de-France). Pour Sébastien Miossec, le compte n’y est pas: « Les pertes sont souvent très conséquentes et les avances seront à rembourser à court terme. » Sans oublier l’autre chantier ouvert par la Lom, celui de la généralisation des AOM, pour lequel aucun financement n’est envisagé.
