Comme l’a rappelé Marie-Claude Dupuis, vice-présidente de l’UTP en charge des Nouvelles Mobilités, la fraude coûte chaque année environ 600 millions d’euros aux transports publics. Or, les contrevenants s’en sortent bien souvent en donnant une fausse adresse, et les amendes ne sont jamais recouvrées. Prévues par la loi Savary de 2016, certaines dispositions comme l’obligation de produire une pièce d’identité ou l’accès pour les opérateurs aux données administratives des fraudeurs n’ont jamais fait l’objet de décret d’application. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a déposé un amendement en ce sens dans le cadre de la loi de sécurité globale.
