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Navette autonome: Milla, un outsider à surveiller

Un an après le lancement de la navette Milla à Vélizy, Frédéric Mathis en fait un bilan contrasté. Le service de véhicules autonomes conçu comme un Transport à la demande avait pour but de désenclaver un quartier de 6 000 habitants, mal desservi par les transports publics. Gratuit et réservé aux habitants, Milla fonctionne 5 jours sur 7 de 7 h 30 à 19 h avec deux véhicules pod pouvant transporter chacun six personnes. 200 personnes y sont abonnées, et une extension devait être lancée en octobre. Sauf que la Covid-19 est venue interrompre les services en mars dernier. Il faudra attendre janvier pour une véritable reprise, avec la perspective d’intégrer Milla à l’offre Navigo.

Argument du TCO

Entre-temps, Aix-en-Provence a mis en service sa navette, qui relie une zone d’activités à la gare TGV. Cette fois, le véhicule est plus grand, puisqu’il offre 14 places assises et un emplacement PMR. Un autre véhicule vient d’être livré à l’Institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable (Imredd), à Nice. De plus, Milla est entré au panel des navettistes référencés par la RATP.

Contrairement à ses concurrents français, Navy, Easymile et i-Cristal (porté par Lohr et Transdev), Milla se présente comme un projet global, englobant le véhicule et son exploitation. La société ISFM maîtrise la construction des véhicules, qui sont actuellement assemblés au Mans. « Nous avons choisi de développer nos navettes à partir des fondamentaux automobiles », explique Frédéric Mathis, qui revendique « le meilleur TCO du marché ».

La solidité des châssis permet aux véhicules d’atteindre des vitesses de pointe de 50 km/h, ce qui accroît sensiblement la vitesse moyenne, qui atteint 18 km/h à Vélizy et 30 km/h à Aix. Et cette vitesse commerciale permet d’accroître les rotations, donc d’optimiser l’exploitation. « Nous sommes déjà 20 % moins chers que nos concurrents, et d’ici à 2022, nous proposerons des modèles de série avec un surcoût maximum de 30 % par rapport à un minibus électrique », assure Frédéric Mathis. À suivre…

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  • S. G.
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