De la visite de Benoît XVI en Turquie fin novembre qui s’est déroulée sans incident, les professionnels du tourisme n’ont qu’un seul espoir: puisse le Souverain Pontife exaucer leur prière et donner un bon coup de crosse papale au nombre de visiteurs.
Atteinte par la crise des caricatures de Mahomet, la grippe aviaire et les attentats, la destination subit une hémorragie touristique: − 7 % de visiteurs étrangers par rapport à 2005. En se recueillant à la mosquée Bleue d’Istanbul, le pape a fait la promotion d’un État laïque à majorité musulmane qui, plus que tout, veut se rapprocher de l’Europe. Le président de l’Union des investisseurs et des gérants du tourisme turc n’en croyait pas ses yeux: le voyage de quatre jours du meilleur tour-opérateur de la planète “a été une campagne publicitaire au-delà de nos pronostics”.
La messe est dite.
