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Faire ses courses au musée

Au début du XXe siècle, les petits commerces faisaient battre le cœur des villes et villages de France. Bazars, épiceries, chapelleries, bistros… Un musée permet aujourd’hui de franchir à nouveau leurs portes.

Inutile de prendre caddies ou autres sacs extra larges pour se rendre au Musée des commerces d’autrefois, installé à Rochefort, en Charente-Maritime. Ici, les marchandises sont fictives et ne sont là que pour rappeler qu’au début du XXe siècle florissaient en France de nombreuses petites boutiques, au charme aujourd’hui désuet. “Dans les années 80, mon père et son épouse ont amassé une multitude d’objets liés au commerce et l’artisanat, raconte Sébastien Bourbigot, l’un des responsables du musée. Ils récupéraient tous les objets publicitaires liés aux bistros, puis au secteur alimentaire. Au début, c’était des petites choses, mais la collection s’est agrandie avec la récupération de mobilier”. La maison familiale devient vite trop petite et l’idée de créer un musée fait son chemin. “Pour faire partager cet univers aux autres”, poursuit-il. Un entrepôt à vendre fera l’affaire. Il date de 1900: idéal pour y exposer les nombreux objets collectés datant principalement de la Belle Epoque.

Comme si on y était!

En 2006, plus de 23 000 visiteurs, dont 180 groupes, y ont été accueillis. D’une surface de 1 000 m2 répartie sur quatre niveaux, l’exposition se découvre sur fond de musiques 1900. “C’est la plus riche collection française d’objets publicitaires, affirme Sébastien Bourguigot. Il y a des dizaines et des dizaines de milliers d’objets et de documents”. Les visiteurs ne les trouveront pas en vitrine, mais exposés dans une vingtaine de boutiques reconstituées: le bistro, la pharmacie et ses “instruments de torture” comme les ventouses ou les pastilles Lotus créées et fabriquées à Rochefort, le bazar, la librairie, le dentiste et ses pinces arrache-dents… Un kiosque à journaux vient compléter l’exposition ce mois-ci. Parmi les pièces rares: des points Chicorée Leroux qui permettaient de gagner des cadeaux. Replacé ainsi dans son contexte, chaque objet donne vie à la boutique. On pourrait même croire que les commerçants font simplement leur pause déjeuner, et qu’ils ne vont pas tarder à revenir.

Pour les groupes, Sébastien Bourbigot recommande la visite guidée, “parce qu’elle permet d’avoir une présentation précise et complète des différents lieux, à la fois historique et anecdotique. Elle est aussi l’occasion d’échanges, en particulier avec les personnes du troisième âge”.

Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Des visites spécifiques leur sont réservées. Et si la majorité des objets et du mobilier composant la collection a été récupérée dans les environs de Rochefort, le musée ne manquera pas d’intérêt pour tous les autres publics. La mémoire des aînés et l’imagination des plus jeunes seront sollicitées par l’évocation de ce quotidien d’une autre époque.

Pratique

– Ouvert tous les jours (sauf dimanche matin), toute l’année de 10 h à 12 h, et de 14 h à 18 h. Pour l’accueil des groupes, les horaires peuvent être modifiés. Fermeture annuelle: janvier.

– Visite libre ou guidée (comptez 1 h à 1 h 30).

– Gratuité pour le conducteur et l’accompagnateur.

– Dépose du groupe à 100 m du musée, puis stationnement au jardin de la Marine situé 400 m plus loin.

Tél.: 05 46 83 91 50

Fax: 05 46 88 49 03

Site internet: www.museedescommerces.com

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Auteur

  • Catherine Mautalent
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