Recalé en 2006, le Plan de déplacement de Paris (PDP) devrait être adopté en février par le conseil municipal. À l’heure où nous écrivons, une ultime mise au point a lieu entre les représentants des 25 collectivités locales de la banlieue parisienne à la mairie de Paris.
Les élus de la petite couronne ont jugé la première version du PDP peu compatible avec les impératifs de la circulation automobile dans leurs communes. Dans la nouvelle version, plus question pour les élus de la capitale de décider unilatéralement de certaines mesures: comme par exemple de réserver une voie du périphérique au covoiturage ou aux véhicules à carburant alternatif, ou encore de fermer les grands axes traversant Paris sans s’assurer que les villes de la petite couronne pourront faire face à l’afflux de circulation. Les élus franciliens veulent maintenant à plus long terme "un plan de déplacement massif des transports en commun à l’échelle de l’Île-de-France".
Les besoins de financement seront énormes avec, par exemple, le projet de rocade "Métrophérique" de la RATP. Denis Baupin, l’adjoint (Vert) au maire de Paris en charge des transports, annonce pour début 2007 l’ouverture des premiers débats sur la question du financement. La taxation des poids lourds empruntant le boulevard périphérique figure parmi les 10 pistes de réflexion pour trouver de l’argent. La hausse du versement transport en est une autre (lire p. 9).
