En 2007, les jonquilles n’ouvriront pas seules le bal du printemps. Sur la terre fertile du haut-Anjou ségréen, un autre sacre célèbrera le renouveau. Témoignage du patrimoine minier angevin, la Mine bleue à Noyant-la-Gravoyère sera, après plusieurs mois de travaux, à nouveau accessible au public le 8 mai prochain.
Conduits à 130 mètres sous terre par un funiculaire, les visiteurs découvriront à bord de wagons miniers, puis à pied, 1 000 m d’exposition vivante au cœur de quatre anciennes chambres d’extraction du schiste. Dans les profondeurs du sous-sol, la scénographie reconstituera, par des effets de sons et lumières, le travail et l’ambiance des mines d’ardoise d’antan. À ciel ouvert, le parcours retracera la vie quotidienne des mineurs et fendeurs d’ardoise: un village ouvrier, une ferme, des démonstrations du travail de l’ardoise, etc.
Un hommage sera rendu aux Angevins qui, avec une production annuelle de 26 millions d’ardoises au XVIIIe siècle, ont su donner au carré gris-bleu qu’ils produisaient une renommée internationale.
Un site touristique qui honore aussi le savoir-faire des quelque 60 derniers mineurs en France qui travaillent toujours aujourd’hui dans les ardoises d’Angers.
Rens. au 02 41 94 39 69 (tél / fax).
À Saint-Pierre-la-Palud, le musée de la Mine de pyrite de fer retrace cinq siècles d’activité minière. Musée minéralogique, il présente la richesse minérale de la terre. Fermée en 1972, cette mine fut l’un des plus importants gisements de sulfures de fer d’Europe. Alimentant successivement la région en cuivre puis en souffre, elle est à l’origine de l’industrie chimique lyonnaise, au travers de la famille Perret puis de la société Saint Gobain. Lors de sa fermeture, mineurs et passionnés se sont regroupés dans l’association "les Amis de la mine" pour créer ce musée, lieu de mémoire d’un métier, et protéger ce patrimoine industriel.
Rens. au 04 74 70 39 66.
