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Réchauffement climatique

Le ministère des Transports va au cinéma

Le 5 février, tous les directeurs des administrations centrales et décentralisées et des services techniques du ministère des Transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer, iront voir Une vérité qui dérange, le film d’Al Gore sur le réchauffement climatique.

"L’idée est de passer d’une mobilisation du gouvernement à l’ensemble des services du ministère", explique son secrétaire général, Patrick Gandil. Il doit élaborer pour fin 2007 un plan d’action publIc "transport, urbanisme" de réduction des gaz à effet de serre qui devra proposer des objectifs à l’horizon 2020-2025 pour réduire par quatre les émissions de CO2 à l’échéance 2050.

Mi-janvier, Patrick Gandil a présenté le bilan de l’activité transport en France en 2005-2006, et insisté sur le nécessaire rééquilibrage des modes de transports. La politique en faveur du fret ferroviaire et fluvial est actée (le budget 2007 de l’Agence de financement des infrastructures de transport est orienté à près de 60 % vers le fluvial, le ferroviaire et le maritime), et au terme d’un débat public, le gouvernement s’est prononcé contre l’élargissement des autoroutes A7 et A9. Le 10 juin, le TGV Est sera inauguré, et la mise en service de l’autoroute ferroviaire Luxembourg-Perpignan suivra dans les mois suivants.

Enfin, on attend les résultats du 3e Predit qui est en train de s’achever, et a absorbé plus de 60 millions d’euros depuis 2002 sur des recherches portant sur des motorisations plus propres.

En 2006, les transports aériens ont progressé de 4 % au départ de Paris et de 6 % au départ des aéroports de province, ce qui ne va pas vraiment dans le sens de la réduction des émissions de CO2. Quant à la fréquentation des transports publics de voyageurs, elle a stagné dans les métros et les tramways, légèrement progressé dans les autobus, et explosé dans les TER (+ 9 %) et les TGV.

"Chaque fois qu’il ya un mode alternatif à la voiture, cette politique porte ses fruits, pour les marchandises, comme pour les voyageurs", croit Patrick Gandil. Il en veut pour preuve le repli de la circulation automobile en 2005 et sa stabilité en 2006 en milieu urbain.

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