Que vous inspire la naissance de ce nouveau colosse du tourisme européen?
TUI et First Choice étaient les deux grands perdants de la fusion entre Thomas Cook et MyTravel. Le premier se trouvait menacé dans sa position de numéro un du tourisme. Le second devait renoncer à vendre son activité de voyage de masse faute de candidats. Les deux voyagistes ont donc trouvé une porte de sortie. De toute façon, avec sa situation financière préoccupante, TUI n’avait pas d’autre choix. Reste à savoir ce qui va advenir des filiales des deux voyagistes, Marmara et Nouvelles Frontières. Aujourd’hui, personne ne s’exprime sur le sujet, mais on peut s’attendre à des changements. Sur un plan plus général, je ne crois pas que cette nouvelle concentration puisse avoir un impact négatif sur l’activité et le développement des autres opérateurs du secteur.
Cette course au gigantisme ne constitue pas une menace pour la France. Le marché hexagonal, avec plus de 200 tour-opérateurs, est encore très atomisé, et traite plutôt des petits volumes.
Il y aura toujours de la place pour les indépendants, à condition qu’ils gardent leurs spécificités, fassent preuve d’originalité, apportent de la valeur ajoutée, et maîtrisent leurs coûts. Aujourd’hui le danger, c’est plutôt internet".
