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Le Snav dit non aux fusions!

Georges Colson, président du Snav, dénonce vertement les fusions TUI / First Choice et Thomas Cook / My Travel.

"Je souhaite que l’Europe ne donne pas son accord à la constitution de ces deux entités monstrueuses drainant 27 millions de voyageurs à elles deux. Elles vont soumettre le consommateur européen à leur diktat et représenter un danger pour les destinations touristiques et les économies de leur pays", a-t-il tenu à exprimer en fin de semaine à Cadix, lors des 2es Rencontres des métiers du voyage et du tourisme organisées par le syndicat. Le Snav va accroître son lobbying en ce sens auprès de Bruxelles.

Tout en rappelant que ces opérations de rapprochement se révèlent difficiles à réussir, parce que des cultures d’entreprises différentes s’y affrontent (voir le mariage TUI/Nouvelles Frontières), Georges Colson souligne le danger pour le consommateur d’une uniformisation de l’offre: "Comparez les catalogues de Nekerman il y a vingt ans et ceux de TUI aujourd’hui! Vous le verrez, les produits n’ont guère changé", explique-t-il. Il souligne également les risques de hausses de prix, si les groupes parviennent à se réorganiser, une fois épuisés les bénéfices des synergies escomptées.

Paradoxalement, il ne s’inquiète pas trop pour les TO français, disparates et atomisés. "À moins qu’ils ne se mettent à avoir peur", prévient-il. Mais il les voit plutôt s’adapter, continuer de personnaliser leurs produits et fidéliser leurs clients. Il se montre plus alarmiste pour les destinations. Agadir a connu cela. Les touristes du nord de l’Europe y sont arrivés en nombre, puis ont boudé brusquement la destination, laissant l’industrie touristique locale en désarroi. L’an dernier, la Turquie a connu le même sort. L’économie de pays entiers peut ainsi se trouver déstabilisée. "Que se passera-t-il quand la moitié ou 90 % de l’économie touristique, comme c’est le cas de certaines régions, dépendra de la programmation de l’un de ces deux groupes? Que se passera-t-il s’ils changent leur destination?", demande finalement Georges Colson.

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  • H.H.
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