Pour transporter sans polluer, Irisbus croit fermement à l'électrique. "Nous ne parlons pas d'autobus standard.
La technologie actuelle ne permet pas de satisfaire les besoins des exploitants. Sans parler des problèmes de coûts.
Notre industrie est trop petite pour motiver les professionnels de la batterie", assure Jean Plénat, son président. Pour le Dauphin, l'électrique se conjugue à la sauce trolleybus. Sur ce créneau, il propose son Cristalis et son Citelis. Des Cristalis roulent à Lyon et à Saint-Etienne, et la ville de Bucarest a commandé une centaine de Citelis en version trolley. Mais en Europe de l'Ouest, les investissements consacrés à ces véhicules sont très faibles. "Pourtant, leurs performances environnementales sont inégalées. On constate une suppression de 95 % du CO2, l'absence de pollution locale et de nuisances sonores". Par ailleurs, les investissements nécessaires à la mise en place d'un trolleybus sont minimes, comparés à ceux d'un tramway. On parle de un à cinq millions d'euros du kilomètre, en fonction de la mise en site propre ou non. "Les villes sont réticentes à installer des fils électriques dans leurs rues.
Néanmoins, certaines autorités organisatrices commencent à se pencher à nouveau sur cette question. Je pense que la lutte contre la pollution vaut cet effort.".
