Après l’émission "C dans l’Air", diffusée le 27 mars sur France 5, c’est au tour du Gart de contre-attaquer.
Après les réactions de la FNTV et de l’Association des départements de France (Bus & Car no 780), les élus du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) expriment également leur mécontentent dans un communiqué: "Nombreux sont les adhérents du Gart qui ont été extrêmement choqués par les propos tenus sur le plateau. Le débat en question souhaitait tirer un bilan de l’accident d’un autocar scolaire dans la Vienne qui a malheureusement coûté la vie à Quentin, un garçon de 12 ans.
Si de tels débats doivent être menés afin d’améliorer davantage la sécurité des enfants transportés, le Gart regrette qu’un grand média comme France 5 ait traité un tel événement, aussi rare que terrible, avec une singulière légèreté jusqu’à intituler ce débat: ‘Les cars poubelles’.
L’information diffusée manquait d’un véritable travail d’investigation et de vérification. Parmi les nombreuses inexactitudes, notons celle d’un intervenant ayant affirmé qu’il n’existe pas de formation pour les conducteurs. […] Les professionnels du transport d’enfants connaissent parfaitement ces questions, mais aucun d’entre eux ne faisaient partie du ‘casting’. Aucun représentant de la Direction de la sécurité et de la circulation routière, du Conseil national du transport, de l’Anateep, du Gart etc, n’étaient sur le plateau. Cela aurait donné à ce débat important la dimension qu’il requiert".
Le président du Gart, Michel Destot, va par ailleurs adresser un courrier au rédacteur en chef de l’émission "C dans l’Air" pour lui faire part des réactions des élus du transport, et contribuer à donner un état des lieux plus exact du transport scolaire. Ah! ces journalistes…
Le projet est à l’étude depuis plus d’un an. Il pourrait aboutir d’ici à 2009. Le Port autonome de Strasbourg a testé avec succès un service de bateaux-bus pendant le week-end du 1er avril. Plus de 800 passagers – soit un taux de remplissage de 60 % – ont emprunté (gratuitement) les navettes fluviales qui ont desservi trois arrêts intermédiaires entre le parc de l’Étoile et le Parlement européen au rythme d’une circulation toutes les heures.
Le Port a utilisé trois des vedettes touristiques qui sillonnent habituellement le réseau hydrographique strasbourgeois, mais sont peu adaptées à des embarquements et débarquements répétés. Martial Gerlinger, directeur adjoint du Port, se réjouit des "retours positifs des utilisateurs", mais il estime qu’il faut poursuivre les études, notamment pour cerner les coûts, avant de s’engager dans une éventuelle exploitation commerciale. "Il ne s’agit pas d’atteindre une rentabilité financière absolue, mais de proposer une alternative à la voiture."
Pour être pertinent, il faudrait mettre en service plusieurs lignes évitant les écluses, construire des embarcadères adaptés et acquérir des bateaux de 50 à 100 places. Six seraient nécessaires pour assurer une fréquence de 20 minutes. Le Port, qui a déjà une expérience d’exploitant, suit les expériences en cours à Paris et à Nantes. C.F.
