Nicolas Sarkozy bénéficierait-il d’un régime policier de faveur pour ne pas être importuné lors de ses réunions publiques? Vendredi 13 avril, une centaine de salariés menacés de licenciement étaient montés à bord de deux autocars affrétés par le Parti communiste, pour aller en découdre avec le candidat à l’Élysée en déplacement à Meaux. Plus de 300 policiers et forces mobiles les ont cueillis à la sortie de l’usine. Officiellement, il s’agissait d’un banal contrôle routier: les policiers ont saisi les papiers du premier autocar. Même sort pour le second véhicule stoppé en rase campagne par les CRS.
Pendant que l’ex-locataire du ministère de l’Intérieur rencontrait les habitants d’un quartier populaire, les "perturbateurs" étaient maintenus à l’ombre, dans leurs autocars.
