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Ryanair

Paris-New York à dix euros!

Dès 2009, la low cost irlandaise Ryanair lancera des liaisons transatlantiques à prix cassés. Une nouvelle guerre tarifaire?

Dans une interview accordée récemment par le patron de Ryanair, Mickael O’Realy, au magazine spécialisé Flight International, la compagnie irlandaise se dit prête à traverser l’Atlantique. Une révolution dans le monde des low cost, plus habituées à opérer sur les courts et moyens courriers. Mais le récent accord de "ciel ouvert" entre les États-Unis et l’Europe – les compagnies aériennes européennes et américaines pourront fin octobre 2007 accéder à n’importe quel aéroport de part et d’autre de l’Atlantique – donnent des ailes à l’impétueux patron irlandais.

Mickael O’Leary explique que les nouvelles lignes seront exploitées par une compagnie distincte de Ryanair, dotée d’une flotte d’une cinquantaine d’Airbus A350 ou de Boeing 757. Les vols partiraient de plusieurs des bases européennes régionales de la compagnie (elle en a déjà 23) vers des aéroports "secondaires" américains: Long Island, Baltimore et Providence. Le modèle économique sera le même que celui appliqué actuellement, et les billets les moins chers pourraient coûter dix euros! D’autres compagnies se sont déjà lancées dans l’aventure. Ainsi, MaxJet, Eos et SilverJet relient Londres à New York. Et depuis janvier 2007, Elysair dessert depuis Paris Orly l’aéroport de Newark, près de New York, sous la marque L’Avion, tandis qu’une filiale de la canadienne Zoom Airlines a annoncé qu’elle desservirait New York au départ de Londres Gatwick à partir du 21 juin prochain, pour un montant de 190 euros. Dans les années 70, la compagnie britannique Laker Airways s’était risquée aux vols à bas prix entre New York et Londres, mais n’avait pas survécu à la contre-offensive tarifaire des compagnies traditionnelles.

En Asie, la low cost malaisienne AirAsia projette de lancer AirAsia X, pour desservir Kuala Lumpur au départ de plusieurs villes d’Europe et d’Asie. Les billets coûteraient 50 % de moins que les prix du marché. Reste à savoir si ces tarifs comprendront les taxes aéroportuaires et redevances, comme le préconise le Conseil national de la consommation et peut-être comme l’exigera, demain, Bruxelles.

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