Couronné de succès à Roanne, le modèle d’exploitation de Veolia devient le fer de lance du groupe pour conquérir les villes moyennes.
"Lorsque nous avons pris le réseau en main en 2006, le trafic était tombé, en 18 ans, de 4 millions à 2,7 millions de voyageurs par an. Au bout de six mois d’expérience, nous sommes repartis sur une progression de la fréquentation de 4 %", constate Éric Boullard, le patron du réseau roannais Star. Un résultat qui s’accompagne d’une réduction du kilométrage de 2 %. "Nous devons ces résultats à la mise en place d’une productivité positive qui, chez nous, porte le nom de cadencement global", explique François Lagrange, directeur régional de Veolia. D’une façon générale, le réseau doit ses bons résultats à la simplification tous azimuts de la plupart des critères d’exploitation: moins de changements d’horaires, moins de tarifs, rationalisation du packaging, etc. Dans le même temps, la Star enregistre une hausse de 6 % de ses recettes, ce qui aura pour conséquence, conformément à la délégation de service public passée jusqu’en 2012, une certaine restitution à la collectivité territoriale. Ce modèle devrait être appliqué aux réseaux de transports en commun des villes moyennes, dont la population est comprise entre 30 000 et 80 000 habitants, et qui entrent dans la soixantaine de réseaux détenus en portefeuille par Veolia en France.
