Avec la mise en place de départs depuis une dizaine d’aéroports de France et du Luxembourg, le TO Quartier Libre prend, cette année, une véritable dimension nationale. Un partenariat est proposé aux distributeurs qui souhaitent s’engager aux côtés du groupiste lyonnais.
En multipliant les départs de province, le TO lyonnais, fondé en 1992 par Richard Carayon, veut développer les partenariats avec les distributeurs. Ce sont eux qui représentent en effet les têtes de pont du voyagiste dans leur région respective, à l’exemple de National Tours pour la région Ouest, ou du Groupe Pauli et Europatours pour l’Est. Sur le total de son activité, la part des ventes directes réalisée grâce à deux commerciaux est maintenant tombée en dessous de 40 %. La majorité provient donc des autocaristes, davantage impliqués sur le marché des groupes. “L’année dernière, nous avons travaillé avec 140 agences et autocaristes sur la Scandinavie, et 110 sur l’Irlande et l’Écosse”, détaille Richard Carayon. Quartier Libre leur propose un système de départs garantis sur leurs aéroports de proximité. La formule permet, soit de proposer les produits sous l’enseigne Quartier Libre, soit sous la marque du distributeur si celui-ci le souhaite. La commission sur les ventes s’élève à 14 %. À ce jour, quartier Libre a déjà conclu 150 contrats de distribution de ce type, et compte bien dépasser d’ici la fin de cette année le cap des 200.
Quartier Libre a démarré son activité sur le bassin méditerranéen, en particulier l’Espagne. Un choix assez classique chez beaucoup de voyagistes. Pour construire le capital de sa société, Richard Carayon fait appel à Castel del Hams, un établissement hôtelier majorquin de 222 chambres programmé par de nombreux voyagistes, dont Fram, et qui figure toujours comme actionnaire minoritaire de la société. Très vite, le TO s’est orienté vers d’autres destinations, “là où notre métier et notre savoir-faire peuvent le mieux s’exprimer”, justifie Richard Carayon. Tous les voyages proposés sont faits maison. La Norvège, l’Irlande, et le Moyen-Orient avec la Syrie et la Jordanie, ont successivement intégré l’offre du TO.
Quinze ans après, la programmation n’a guère changé. Certes, l’activité évolue, notamment en fonction des considérations géopolitiques, sur le Moyen-Orient notamment.
À ce jour, le TO a fait voyager plus de 50 000 clients sur la Norvège et la Scandinavie, plus de 20 000 vers la Jordanie et le Moyen-Orient, et environ 15 000 à destination de l’Irlande et de l’Écosse. C’est ainsi que Quartier Libre a pu progressivement mettre en place un programme de départs aériens aussi large que celui offert cette année. Le TO contracte soit des co-affrètements avec d’autres tours-opérateurs pour les bases de départ importantes, comme Nantes ou Lyon, soit il affrète des appareils sur les aéroports secondaires. “D’une manière générale, Go est notre principal fournisseur en la matière, et nous volons souvent grâce aux avions d’Air Méditerranée”, précise Richard Carayon. Ce développement géographique devrait dynamiser le trafic et surtout élargir la notoriété de la société dans l’Hexagone.
C’est toujours dans la région Centre-Est, zone historique du TO, qu’il réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires. En 2006, ce dernier s’est élevé à 8,2 millions d’euros, stable par rapport à l’année précédente. “Nous préférons surveiller nos marges plutôt que de nous engager dans une course au rendement”, aime à dire Richard Carayon.
Quartier Libre complète son offre avec un établissement hôtelier dont il est propriétaire: le Castel Luberon, un complexe provençal de 79 chambres acquis en 2000. Il y a enregistré en 2006 quelque 100 000 nuitées, générées par 83 agences et autocaristes partenaires. Avec le Castel del Hams dont Richard Carayon est également propriétaire, ils permettent au TO de présenter à la distribution une palette de produits élargie, selon plusieurs formules.
Sur ces bases, Quartier Libre vient de concocter une nouvelle brochure confidentielle. “Nous souhaitons rassembler autour de nous les agences ou les autocaristes qui peuvent se sentir à l’écart des grands réseaux traditionnels. Nous voulons leur proposer nos départs régionaux sur des destinations bien maîtrisées, qui sont loin des productions industrielles du tourisme”, conclut Richard Carayon.
Pour la Norvège
– Luxembourg
– Metz
– Strasbourg
– Mulhouse
– Paris
– Nantes
– Poitiers
– Clermont
– Lyon
– Bordeaux
– Toulouse
– Marseille
– Nice
Pour l’Irlande
– Metz
– Strasbourg
– Paris
– Dijon
– Nantes
– Dole
– Lyon
– Clermont
– Bordeaux
– Toulouse
– Marseille
– Nice
Valable jusqu’à la fin de l’année, le cataloque a été tiré à 1 500 exemplaires et vient d’être adressé aux autocaristes ou agences de voyages susceptibles d’être intéressés par les propositions de Quartier Libre. Sur une douzaine de pages, il propose cinq familles de produits: Irlande, Majorque, Jordanie, Scandinavie et Lubéron. Le voyagiste s’engage sur une assistance depuis ses bureaux de Lyon, et sur des produits contrôlés grâce à des partenariats étroits avec les réceptifs.
Il précise aussi que les formules peuvent s’adapter à des exigences particulières, et enfin il garantit des réponses pour les devis personnalisés sous 48 heures.
