Nicolas Sarkozy n’était pas encore à l’Élysée, qu’on avait déjà remplacé le mannequin de cire de Jacques Chirac par le sien au Grévin.
Le musée avait organisé la passation de pouvoir avec 48 heures d’avance.
Relégué jusqu’alors dans "le petit théâtre" du Grévin, près de Kouchner (prémonitoire…), Jospin, Drucker ou Aznavour, le nouveau locataire de l’Élysée est passé, le 14 mai, sur le devant de la scène. Coincé entre Poutine et Bush, il trône au milieu d’une brochette de présidents figés. En costume sombre, chemise bleue et traditionnelle cravate club, il esquisse un sourire énigmatique, le même qu’à la fenêtre de sa voiture le soir de l’élection. Il aura fallu trois rendez-vous et un an de travail pour réaliser la copie conforme du nouvel élu. Supervisée au final par Cécilia. Le spectacle tiendra-t-il ses promesses?
