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Le monde selon Grévin

Véritable institution parisienne, Grévin souffle cette année ses 125 bougies. Stars du show biz, chefs d’État ou personnages célèbres y racontent toujours l’histoire et le monde à leur façon.

Chaque année, plus de 700 000 visiteurs, dont 27 % d’étrangers et 30 % de groupes, viennent découvrir les 250 personnages de cire rassemblés dans le célèbre Grévin, né en 1882. Passé successivement aux mains de deux propriétaires (Groupe Parc Astérix en 1999, et la Compagnie des Alpes en 2002), sa scénographie est revue et corrigée en 2001. Les barrières et cordons de sécurité disparaissent pour laisser le public approcher les célébrités. Miroir de l’actualité en trois dimensions, il accueille le 25 juin la rappeuse Diam’s, avant Arielle Dombasle et l’égérie de la Star Academy, Jennifer, d’ici la fin de l’année. En attendant, visite guidée.

Statues de cire et de sons

Un grand escalier de pierre conduit au théâtre de l’illusion, dont le premier acte est le palais des mirages, restauré il y a un an. Une salle circulaire tapissée de miroirs et d’imposantes colonnes est prétexte à d’étonnants jeux de lumières et de sons, d’ombres chinoises et autres effets spéciaux. Ensuite, pourquoi ne pas partager la compagnie de quelques célébrités autour d’un buffet? Thierry Lhermitte, un peu coincé, contraste avec un Faudel plus détendu, tandis que Gérard Jugnot, Bruce Willis et Andie MacDowell partagent une coupe. Les petits fours sont tentants. Mais non loin de là, Arnold Scharzenegger veille au grain, tandis qu’Elton John entonne une mélodie sous le regard amusé d’Henri Salvador. Loin de ces mondanités, Johnny Halliday semble rêveur, alors que Sean Connery et Julia Roberts jouent la discrétion.

Soudain, des flashs crépitent à l’entrée du petit théâtre. Les stars, ce sont les visiteurs, qui peuvent choisir leur place, après avoir été accueillis par un Bertrand Delanoë, tout sourire. Pourquoi ne pas s’installer près de Fabrice Lucchini? Laurent Gerra s’appuie contre la scène et Jackie Chan est en pleine action. Sous les regards amusés de Patrick Bruel, Josiane Balasko et Roberto Benigni installés au balcon. Quelques marches à franchir, les lumières se font plus douces, l’ambiance protocolaire: une brochette de chefs d’État pause pour la photo officielle. Nicolas Sarkozy serré entre Vladimir Poutine et Georges Bush.

Changement de décor. Bienvenue au “Paris Grévin Café”. Au bar, Hemingway et Gainsbourg sirotent leur whisky. Bernard-Henri Lévy est au thé, Sartre au café noir, tandis que l’imposante stature de Jean Gabin accueille les derniers arrivants. Jean Reno ferme un magazine, Orson Welles se délecte d’un cigare, Jean-Paul Gaulthier et Maria Callas parlent chiffons. Le lieu est bruyant, mais ne perturbe pas Jean d’Ormesson et Marguerite Yourcenar en pleine discussion. Retour au calme. Michel Serrault, Romy Schneider et Luciano Pavarotti se concentrent dans leur loge. Et place au sport, sous l’œil attentif de Gérard Holtz: Fabien Barthez courbé devant sa cage, Amélie Mauresmo prête au service, Michael Schumacher clamant victoire, Candeloro jouant les d’Artagnan, etc.

Ceux qui ont fait l’histoire

Après Michael Youn, mi-homme mi-squelette, c’est au tour des grands événements du XXe siècle d’être mis en scène: la première traversée de la Manche, la Seconde Guerre mondiale, les premiers pas sur la Lune, la cuisine moderne où Brigitte Bardot prend la pose face à un Louis de Funès en gendarme, la Coupe du monde de football 98.

Même les héros de bandes dessinées ne sont pas oubliés: Gaston Lagaffe, le Marsupilami, Astérix et Titeuf. Après le rire, la mélancolie, le romantisme. Rostropovitch joue du violoncelle sur fond d’Allemagne divisée, tandis que Clark Gable porte Vivien Leigh dans ses bras dans Autant en emporte le vent. Clin d’œil à Hollywood. Changement de rythme. Que diriez-vous d’un bœuf entre Jimi Hendrix à la guitare, Phill Collins à la batterie, Ray Charles au piano et Louis Amstrong à la trompette, avant de rentrer dans les grands moments de l’histoire de France?

Massacre de la Saint-Barthélémy, bûcher de Jeanne d’Arc à Rouen, la Terreur, la Déclaration des droits de l’homme, le Roi Soleil et sa cour, les inventeurs… les pages se tournent au gré du parcours. Certaines scènes sont saisissantes, comme celle des prisonniers de l’Inquisition, gémissant dans leurs geôles. Quittons à présent les bas-fonds pour rejoindre la célèbre (et superbe) salle des Colonnes. Toutes les célébrités, passées et actuelles, s’y côtoient: personnages historiques, chanteurs, réalisateurs, animateurs, acteurs, chercheurs, religieux. La plupart ont fait l’histoire de Grévin. Avant de quitter les lieux, qui présentent aussi des accessoires d’artistes et nombre d’affiches originales, un dernier passage au “parcours-découverte” s’impose. Ici, en quelques mots, images et matériaux, on explique aux visiteurs comment sont réalisées toutes ces célébrités.

Secrets de fabrication

• De la sculpture au costume, 15 spécialistes sont mobilisés.

• 500 000 cheveux naturels (environ 200 g) sont implantés par tête.

• 130 litres de laque et de gel par an sont nécessaires pour l’entretien.

• 15 kg de plâtre pour une tête et 2 kg pour une main.

• 100 kg de cire par an.

• 70 tubes de peinture pour le maquillage.

Pratique

– Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h. Samedis, dimanches, jours fériés et vacances scolaires de 10 h à 19 h.

– Informations et réservations groupes: 0 826 30 20 50 (contactgroupe@grevin.com).

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Auteur

  • Catherine Mautalent
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