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SALON / MAP

Les constructeurs boudent le mois de mars

Les industriels pourraient boycotter la première édition du MAP, en grande partie pour des raisons de calendrier.

Le successeur du MIT International connaît un début de vie houleuse. La grogne contre le Monde à Paris (MAP) vient des constructeurs qui, à l’exception d’Irisbus, se déclarent ouvertement opposés à la tenue du salon au mois de mars. Par la voix de la CSIAM (Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle), ils ont d’ores et déjà indiqué qu’ils ne participeraient pas à l’événement. Et les rangs semblent serrés autour de cette décision. D’une manière générale, ils remettent d’abord en cause le choix de la date. "En mars, nos clients entrent en plein dans la saison touristique. Ce n’est pas une période où ils se projettent sur leurs achats de matériels", indique Rudy Kuchta, gérant de Neoman France. "Quand on vient de présenter une nouveauté à un client en octobre, quel discours différent pourrions-nous lui tenir en mars? Ce salon sera totalement inutile", déplore Pascal Martin, directeur de la marque Mercedes en France.

Autre problème pointé du doigt, le MAP 2008 se tiendra à peine six mois après Busworld Courtrai, puis laissera un "trou" de 18 mois entre les deux salons. Guénael Bonneau, directeur général d’Alva et importateur des véhicules Anadolu Isuzu va plus loin: "Il serait préférable de zapper le MAP au profit d’un tour de France pour présenter nos véhicules". Le Vendéen Fast Concept Car regrette, quant à lui, la position d’Irisbus. "Cela serait mal vécu par la profession qu’Irisbus soit le seul constructeur à participer à ce salon. Je pense qu’une contre-publicité active s’organiserait. Nous sommes pourtant prêts à trouver un terrain d’entente avec les organisateurs. Je pense que la création du MAP représente l’occasion rêvée de dissocier l’exposition tourisme de celle du matériel, qui doit être organisée au mois d’octobre", assure Xavier Ringeard, son Pdg.

Les constructeurs souhaitent toujours que la France ait son grand salon du car et du bus. "Cela se fait bien en Belgique avec Courtrai et à Hanovre pour l’IAA où l’autocar a une vraie place", insiste Rudy Kuchta. Chez Scania et Volvo, on prédit même la fin du salon de l’autocar en France. "Le salon du poids lourd n’existe plus à Paris. C’est tout à fait possible que le car connaisse le même sort." La situation est-elle pour autant dans une impasse? Les constructeurs se disent ouverts à toutes propositions, mais au mois d’octobre. D’une manière générale, ils éprouvent le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli.

Quant à Irisbus, il réaffirme sa volonté de participer au MAP, même s’il était le seul constructeur présent. Son communiqué officiel est on ne peut plus clair: "Irisbus Iveco confirme sa participation au MAP en mars 2008, même s’il est le seul industriel représenté". Jean-Claude Chauvel, directeur commercial France, confirme cette position: "Nous affirmons que c’est la seule solution pour maintenir un salon de l’autocar pérenne sur le territoire français. Ce salon, par sa dimension, devrait intéresser encore plus nos clients et donner plus de visibilité au savoir-faire français en matière de transport par autocar". Dans la tempête, le Dauphin veut réellement garder son cap.

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