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Le Cediv veut soigner son image

Le groupement l’a annoncé lors de sa convention en Égypte, du 12 au 16 juin: il aura son logo et sa signature, les "Compagnons du Voyage". Fort de 205 membres, le réseau d’indépendants continue à bâtir.

Le Cediv vient de passer aux actes. “Nous avons besoin de renforcer la communication de nos points de vente vis-à-vis de notre clientèle”, explique Adriana Minchella, présidente du Cediv. En choisissant comme cabinet “On s’appelle demain”, le groupement, qui fêtera prochainement ses cinq ans d’existence, s’appuie sur un spécialiste de la communication touristique. Ce cabinet affiche en effet dans son portefeuille plusieurs ténors du secteur comme Corsair, SeaFrance, Hurtigruten ou Airlinair. Il a donc proposé au Cediv un logo et une signature. “Des pétales qui se rejoindront au cœur d’une fleur témoigneront à la fois de l’indépendance et de la diversité des membres, explique Samuel Caudroy de l’agence. Ils seront déclinables de plusieurs façons, sur papier à lettres, vitrines…” De même, les membres du GIE Cediv s’appelleront désormais les Compagnons du Voyage. “Il s’agit d’un terme porteur de valeurs telles que le professionnalisme, la compétence, la confiance”, ajoute son collègue, Benoît Clenet. Cette proposition de labellisation doit être soumise au vote des représentants des adhérents avant les vacances. Ceux-ci devraient suivre l’avis favorable de leur présidente sur ce projet, et l’application débuter à la prochaine rentrée. Même si certains souhaitent approfondir le sujet plutôt que de s’engager à la légère. “Mieux vaut faire les choses bien que trop vite”, estime par exemple Elisabeth Génin-Fillée, de Voyages Lov’94 à Villiers-sur-Marne.

Une centrale de paiement et un site internet

Le Cediv est désormais fort de 205 membres, agences de voyages, autocaristes, réceptifs et autres partenaires… Mais c’est le GIE Cediv, regroupant 130 distributeurs pour environ 90 licences, qui se positionne désormais comme le véritable moteur du mouvement. Grâce à son adhésion à Manor, il dispose d’une structure qui référence les fournisseurs privilégiés et négocie auprès d’eux les rémunérations.

D’autres outils vont voir le jour. En premier lieu, la fourniture d’un système de centralisation et de garantie des paiements. Un temps envisagé avec un partenaire italien, il semble bien qu’aujourd’hui, Amadeus soit revenu dans le jeu, par le biais d’un nouveau service porté par la future filiale qui doit être constituée prochainement, Money Direct. “Il s’agit d’un outil qui permet de gagner du temps et de la productivité, et aussi de mieux négocier avec les fournisseurs”, explique Patrick Glories d’Amadeus. Seulement, il en coûtera entre 0,6 et 1 % des encaissements. Certains devront donc envisager de modifier leur comportement. “Nous disposons auprès de certains fournisseurs d’accords particuliers qui seront mis à mal par ce nouveau principe”, réagit Elisabeth Génin-Fillée.

Il est également prévu le lancement d’un site internet à la disposition des adhérents. Une évolution tous azimuts qui ne veut cependant pas brûler les étapes. “Dans notre configuration actuelle, nous ne devons pas dépasser 250 adhérents, de façon à préserver notre philosophie originelle”, prévient Adriana Minchella. D’autant que pour l’instant, il n’est toujours pas question de toucher au niveau des cotisations, toujours fixées à 500 euros par licence, plus 100 euros par point de vente supplémentaire.

Des adhérents plutôt pro-Sarko

Appelés à se prononcer sur les mesures annoncées à l’occasion des campagnes électorales, les adhérents du Cediv ont semblé assez enthousiastes sur les orientations gouvernementales.

À propos de l’exonération fiscale des heures supplémentaires, Lionel Lebrun, de BLB Tourisme à Auray (Morbihan) qui emploie 13 salariés, déclare: “Nous allons demander à nos salariés qui travaillent 39 heures par semaine de faire une heure de plus; il s’agira d’une hausse sensible de revenu à laquelle la plupart d’entre eux aspirent”. “C’est un bon système pour pouvoir augmenter notre personnel”, ajoute Brigitte Jeanjirard, de Farenheit à Sancerre (Cher), les heures supplémentaires sont plus productives que celles effectuées par des temps partiels”. Benoît Kountchou, de Benoît Tourisme à Paris renchérit: “Tout notre personnel aspire à travailler plus pour améliorer ses revenus”.

Enfin, la possibilité de s’exonérer en partie de l’ISF en investissant dans le secteur des PME a également recueilli un bon écho chez les adhérents du Cediv.

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Auteur

  • Jean-François Bélanger
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