En réponse au gouvernement qui a demandé une enquête sur les perturbations du trafic TGV survenues mi-juillet entre Paris et la Bretagne, la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac, a annoncé le 19 juillet que l’entreprise ferroviaire investira 100 millions d’euros en 2008 pour améliorer les services TER, RER, et les Corails Intercités qu’empruntent quotidiennement trois millions de passagers. Un millier d’emplois doivent même être créés. Cette branche de l’opérateur de transport public change de nom pour devenir "SNCF proximités". Plus concrètement, les efforts porteront sur le matériel roulant. Objectif: réduire à zéro, d’ici à trois ans, les trains supprimés pour raisons techniques. Les employés des ateliers SNCF devaient, à partir du 2 août, assurer un service de nuit pour remettre les rames en état de marche pour les heures de pointe du matin.
Deuxième chantier: l’informations voyageurs. Un service "flash trafic" va être créé et permettra aux voyageurs de recevoir des SMS les prévenant des retards. Si leur train s’arrête en pleine voie ou tarde à partir de la gare, ils devront être informés de la cause du problème, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Toutes ces améliorations seront financées par les recettes du TGV. Les lignes prioritaires, célèbres pour leurs perturbations, sont celles du RER D et E, la ligne Corail Mulhouse / Paris ou encore la ligne TER Paris / Beauvais. Critiquée pour ses prises de position réservées sur le service minimum, Anne-Marie Idrac a rectifié le tir au moment de l’adoption de la loi par le Sénat. La fin de son mandat à la tête de la SNCF est prévue pour mars 2008.
