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Des promesses de financement pour le transport public

La présentation par le gouvernement de la Semaine européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre a réservé quelques bonnes surprises aux acteurs des transports publics.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad), accompagné de ses deux secrétaires d’État: Dominique Bussereau pour les Transports, et Valérie Kosciusko-Morizet pour l’Écologie, ont présenté en grande pompe le programme de la Semaine de la mobilité. L’opération a pour slogan "Bouger autrement". Doit-on y voir un signe que le gouvernement compte "se bouger" lui aussi pour les transports publics?

Du 16 au 22 septembre, près de 500 acteurs de la mobilité vont donc animer l’événement (voir le site internet www.bougezautrement.gouv.fr). "Les solutions alternatives aux déplacements en voiture vont être mises en avant. Les tendances fortes de cette édition sont le vélo et le covoiturage. Mais il y aura également une foule d’autres initiatives", se réjouissait Nathalie Kosciusko-Morizet. Le point d’orgue de cette semaine sera, le 19 septembre, la première édition de la Journée du transport public, qui prévoit que les réseaux participants soient entièrement accessibles au tarif unique d’un euro. "L’opération est déjà un succès. Plus de 100 réseaux participeront, alors que nous en attendions 50. Par ailleurs, cette journée va offrir aux transports publics un moyen de communication d’ampleur nationale. Elle sera relayée dans les grands médias", souhaite Serge Morin, président du GIE Objectif Transport Public, organisateur de l’événement.

Une centaine de réseaux certes, mais peu de grandes agglomérations. Paris, Nantes, Bordeaux, Marseille ou Lyon ne figurent pas sur la liste. "Il ne s’agit pas de mauvaise volonté. Pour la région Île-de-France, c’est le manque de temps pour se préparer, et l’impossibilité de budgéter à l’avance l’opération qui a empêché la participation. Par ailleurs, Nantes a préféré maintenir son opération « la semaine à 2 euros ». Nous n’avons pas rencontré de rejets catégoriques. Ce n’est qu’une première édition, la seconde devrait être encore meilleure", promet Serge Morin.

Les plus belles surprises sont venues de Dominique Bussereau. Il a assuré que le développement du transport public devra se faire surtout au niveau des liaisons péri et interurbaines. "Se déplacer au sein d’une grande agglomération ne pose plus de problème. Les réseaux urbains de nombreuses villes se sont développés et modernisés efficacement ces dernières années. Mais quand on sort des villes, tout devient plus compliqué. Il y a un important travail à faire sur ce point".

Le secrétaire d’État aux Transports a également relancé le débat sur le financement des transports publics. "Le versement transport, les recettes clients et la participation des collectivités territoriales sont insuffisants pour un bon développement du transport public. Il manque quelque chose. Cette question sera discutée à l’occasion du Grenelle de l’environnement. Il ne s’agit pas de créer un nouvel impôt mais de s’appuyer sur les travaux ou propositions déjà présentées, soit par Christian Philip, soit par le Gart. Le gouvernement devrait annoncer des mesures concrètes à la suite de ces réflexions". Cette promesse n’est certainement pas tombée dans l’oreille d’un sourd, les élus présents étaient tout ouïe.

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