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Anadolu Isuzu joue dans la cour des grands

En France, qui connaît Anadolu Isuzu au-delà de son association avec son importateur Alva? Le troisième constructeur turc a pourtant des appétits de conquérant. Et il compte bien sur les marchés européens et français pour commencer à se rassasier.

Devinette: quand un industriel japonais croise la route d’un groupe financier turc que font-ils? Réponse: ils construisent des voitures, des camions et des autocars. Et quand un négociant français de véhicules d’occasion visite l’usine près d’Istanbul, il cède naturellement à la tentation d’importer les minicars qui y sont produits. C’est ainsi qu’Alva vend l’Harmony signé Anadolu Isuzu depuis novembre 2005. “Il nous a fallu plusieurs mois pour homologuer le premier véhicule (Ndlr: avril 2006). Nous ne connaissons en fait qu’aujourd’hui notre première année pleine de commercialisation”, précise Guénaël Bonneau, président d’Alva.

Harmony: quatre variantes disponibles

Le Tourangeau avait tout de même immatriculé 29 Harmony, ce qui, sur le créneau des 26-33 places, représente 10 % de parts de marché. L’année 2007 devrait se solder par une jolie progression. “Je table sur une bonne cinquantaine de véhicules pour la France. Par ailleurs, Alva Benelux démarre doucement. Nous livrerons moins de dix Harmony sur ce marché mais 2008 devrait être nettement meilleur, car le salon de Courtrai nous donnera l’occasion d’enregistrer des commandes”, souligne Guénaël Bonneau.

Pour susciter un maximum d’intérêt avec un seul véhicule, Alva décline l’Harmony en quatre versions: City Bus, Easy Liner, Easy Liner PMR et Incentive. “Nous devons encore obtenir l’homologation pour la version PMR, mais cela devrait venir rapidement. Cette stratégie nous permet de toucher différents créneaux”.

Le développement d’Alva entre dans la stratégie globale du constructeur turc. Anadolu Isuzu est le troisième acteur de son marché. Il vise un rayonnement au-delà des frontières turques. Cette stratégie est clairement développée par le groupe turc et non par son partenaire nippon. Anadolu est présent dans 20 pays européens et en Algérie qui représente son plus important marché.

Des ambitions au-delà de l’Europe

“C’est la dernière crise en date du marché turc, en 2000, qui nous a poussés vers l’export, explique Ömer Ablay, président d’Anadolu Isuzu. Mais le marché algérien est incertain et assez compliqué à gérer. Nous visons donc des marchés stables. Notre développement en Europe, et plus précisément en France, s’inscrit dans cette logique.”

En 2006, la moitié de sa production de minicars, soit 1 000 véhicules, a été destinée à l’export. Avec l’Europe pour terre de développement, Anadolu regrette-t-il les réticences, notamment celles du président Sarkozy, à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne? “Nous sommes déjà dans l’union douanière, ce qui est le plus important. Nous visons les standards européens, pas forcément une entrée dans la communauté. Au moins, avec le président français, nous avons une réponse claire. Cela ne ralentira pas notre développement”, répond Ömer Ablay.

L’Europe ne suffira pas à satisfaire les désirs d’expansion du groupe turc. Anadolu travaille sur un projet qui devrait lui permettre de s’installer sur le marché iranien. “Nous souhaitons travailler avec un partenaire local. Nous ne voulons pas nous contenter d’exporter nos minicars. Nous visons la mise en place d’accords de licence en ingénierie”, souligne le président d’Anadolu Isuzu. L’Iran pourrait constituer le premier exemple du développement à grande échelle du constructeur.

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Auteur

  • David Reibenberg
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