À l’occasion des Journées Agir qui se sont déroulées à Angoulême, les 20 et 21 septembre, le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, a indiqué quelles pistes avaient retenu l’attention du gouvernement pour accroître le financement des transports publics.
Il s’est dit particulièrement intéressé par la mise en œuvre d’une taxe sur l’usage des infrastructures sur le modèle allemand. Si les véhicules étrangers sont bien entendu directement ciblés par cette mesure, les Français n’en seront pas exemptés. Les entreprises bénéficieront en contrepartie de compensations et d’exonérations qui restent encore à définir. Avant de mettre en œuvre cette nouvelle taxe, il faudra toutefois obtenir l’accord de Bruxelles, puisqu’il sera nécessaire de modifier les principes de fonctionnement de l’Eurovignette. Dominique Bussereau s’est dit conscient des besoins financiers grandissants des autorités organisatrices, alors que le versement transport a aujourd’hui atteint sa limite la plus haute. Parmi les pistes évoquées lors des discussions entamées avec le Gart dans le cadre du Grenelle de l’environnement, le secrétaire d’État retient la dépénalisation du stationnement, et souhaite qu’une loi donne la possibilité aux collectivités de mettre éventuellement en place des péages urbains. "I have a dream, s’est-il exclamé, c’est que soient renforcées les compétences des collectivités locales en matière de mobilité."
Enfin, sur les difficultés d’application de la loi du 11 février 2005 sur l’accessibilité, il considère qu’elle devra être mise en œuvre de façon pragmatique et "non gendarmesque".
