"Touriste: honte à toi qui roule sans t’arrêter, qui paie pour me voir souffrir, 1 600 personnes sont mortes ici".
Les habitants de la Nouvelle-Orléans n’ont que ces mots, inscrits sur de simples panneaux, pour se défendre des touristes voyeurs qui après la visite du Carré français épargné par Katrina viennent sillonner en autocars les rues dévastées par les eaux en août 2005.
Deux ans après le passage du cyclone, les maisons des quartiers pauvres de la Nouvelle-Orléans n’ont toujours pas été rebâties, mais des visiteurs viennent, sans vergogne, mitrailler la misère derrière la vitre de leur autocar. Même pas en douce.
Si au moins les recettes de ces drôles de city tours étaient reversés aux victimes qui peinent à recevoir les 114 millions de dollars promis par Georges Bush…
