Ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer l’autocar de l’année… Bus & Car a eu la chance de croiser la route du Volvo 9 700 et a imaginé cette interview avec l’heureux lauréat.
Le titre de Coach of the Year ne suffit pas nécessairement à faire la joie d’un constructeur. Pour que le bonheur soit parfait, il faut, après avoir séduit les journalistes, que le véhicule plaise également aux clients. C’est le programme qui attend le Volvo 9 700, qui recevra officiellement son titre sur le salon Busworld à Courtrai.
Avez-vous été surpris par votre victoire? Quel est votre sentiment?
– Surpris n’est pas le terme exact. Je n’ai pas pris part au Coach Euro Test dans le seul but de participer. Je croyais en mes chances, et je m’étais préparé pour l’occasion. Je suis d’autant plus ravi de ce titre que le plateau était très relevé. Sur le parking, il y avait du beau monde et je pense que la partie a été serrée.
Savez-vous comment Volvo compte célébrer le titre?
– Pour le moment rien n’a été décidé au niveau européen. Je sais juste que l’on me prépare une jolie fête sur le salon de Courtrai, avec une animation prévue le 19 octobre à 11 h 30 sur mon stand. À mon avis, chaque responsable de marché va utiliser mon aura à sa guise.
Justement, en avez-vous discuté avec Volvo Bus France?
– Dans l’Hexagone, on en est encore aussi au stade des suppositions. Jean-Claude Girot, le directeur de Volvo Bus a quelques idées intéressantes. Il est possible qu’il fasse imprimer une vitrophanie Coach of the Year 2008 pour l’installer sur mon pare-brise. Il pense même développer une série spéciale Coach of the Year, avec un équipement similaire à celui que j’utilisais lors du Coach Euro Test. Mon titre va également lui donner l’occasion de reprendre contact avec des clients potentiels. Une lettre type, annonçant la nouvelle et accompagnée d’une brochure, va leur être envoyée.
Volvo n’ira pas au MAP au mois de mars. L’absence d’un salon peut-elle nuire à votre développement hexagonal?
– Un salon au mois de mars ne nous semblait de toutes façons d’aucune utilité. Pour pallier ce déficit regrettable de représentation, je devrais participer à un tour de France des concessions ou des clients.
Cela permettra de faire des présentations plus dynamiques, c’est peut- être un mal pour un bien.
Volvo peine toujours à trouver sa place sur le marché français. Pensez-vous être en mesure de changer la donne?
– C’est une de mes ambitions. Je veux redorer le blason de Volvo en France. Ce constructeur souffre d’un déficit d’image. Cela s’explique par la succession de politiques menées sans continuité depuis plusieurs années. Cela n’a pas manqué d’échauder de nombreux transporteurs qui hésitent à faire à nouveau confiance à Volvo.
Mon titre ne manquera pas d’attiser la curiosité. En se penchant à nouveau sur le cas de Volvo, les transporteurs se rendront compte que les choses ont changé.
Qu’est ce qui vous permet de dire cela?
– L’équipe commerciale est enfin au complet, avec une répartition géographique des rôles clairement définie. Cela n’avait pas été le cas depuis de nombreuses années. Un gros travail a également été réalisé au niveau du réseau et du service après-vente. De plus, le fait d’être placé sous la responsabilité de Renault Trucks et de bénéficier du savoir- faire de son réseau en matière de maintenance d’autocars ne peut être qu’un atout supplémentaire. Enfin, j’ai le sentiment que les transporteurs ne sont pas insensibles à la politique des véhicules 100 % Volvo. Le temps des aventures hasardeuses avec les carrossiers est révolu. J’en suis la preuve vivante.
Un de vos traits de caractère vient tout de même d’un carrossier…
– Vous parlez de mon plancher incliné issu de Drögmöller. Il ne faut pas tout renier de son passé. Cet aménagement a toujours été plébiscité par les autocaristes et leurs clients. Volvo a eu une bonne idée de conserver ce principe.
