Elle peut encore craindre des sabordages, mais globalement, la SNCM est optimiste. Juste après avoir essuyé un blocage de 24 heures de son navire Corse par le Syndicat des travailleurs corses, le président du conseil de surveillance Gérard Couturier, affiche ses ambitions: retour à l’équilibre dès 2008 et bénéfices pour 2009.
Pourtant, cette année, la SNCM va "célébrer" son deuxième exercice consécutif à 20 millions d’euros de pertes (voir Bus & Car no 790). Pour inverser la vapeur, il est prévu un plan de 400 suppressions de postes (sur la base de départs volontaires), la remise en cause des conventions collectives, la réduction des coûts d’entretien, etc. La compagnie mise aussi sur l’amélioration du taux de remplissage et sur la hausse des recettes des restaurants et des boutiques à bord. Enfin, pour pallier la baisse du trafic vers l’île de Beauté ( −3 % en 2007), elle compte sur la croissance de la desserte du Maghreb (+ 4 % en 2007). Avec le souci permanent d’améliorer le service aux clients, "qui doit devenir une valeur ajoutée de la SNCM". Un trait de caractère autrement plus attirant que les conflits sociaux.
