Pas question de faire du sentimentalisme, mais la fin du MIT ne laissera personne insensible. Cette fois s’arrête définitivement une aventure commencée en 1979, avec, comme vous pourrez le découvrir au fil de la rétrospective que nous lui consacrons, son lot d’habitudes et de rituels. C’est un peu comme lorsque vous quittez la maison familiale. Il faut retrouver ses marques, tout repenser. Certains le vivent comme un drame, d’autres comme une opportunité.
On dirait l’entrée dans l’âge adulte, personne n’y échappe vraiment. Ce salon, à la fois convivial et très professionnel, a-t-il suivi l’évolution de son public? Au fond, la réponse est inscrite en filigrane dans la définition initiale du Mitcar: Marché international du tourisme en autocar. L’événement a révolutionné le métier à la Bastille, il a pris le chemin de Versailles – du moins de la porte du même nom – avant de s’internationnaliser. Son successeur, le Monde à Paris (MAP), n’est que le dernier avatar logique de cette montée en puissance, même si la date retenue de mars 2008 perturbe indéniablement certains rythmes de la profession. Quelques autocaristes se sentent trahis par ce changement, tout en cherchant presque désespérément à s’adapter aux nouvelles réalités du tourisme. Les réflexions du Snet, les débats organisés dans le cadre des Assises européennes du tourisme en autocar par la FNTV en sont autant de signes. Si des solutions existent, elles ne se cachent pas dans un immobilisme certes rassurant, mais bien souvent improductif. Personne ne sait encore si elles seront au MAP, mais l’ampleur annoncée de l’événement, son assise internationale et le nombre des prestataires présents est plutôt de bon augure. Les Chinois, connus pour leurs dictons et leur croissance à deux chiffres, ont une phrase pour cela: “Personne ne gagne jamais sans avoir joué.”
