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Magazine

2000

Redistribution des cartes

Si la planète a résisté au terrible an 2000, le petit monde du MIT International connaît quelques remous. Pour la première fois, Irisbus expose à Paris. La société née du mariage des activités bus et car de Renault V.I. et Iveco vit pourtant une période troublée. Une relative incertitude pèse sur la future composition de son actionnariat.

Le flou qui entoure le leader du marché renforce les ambitions. Fast Concept Car lance la deuxième génération de son Scoler et annonce le rachat de la carrosserie Carrier. Dietrich Carebus présente pour la première fois un véhicule Temsa: le midicar LB 26, futur Samba, et prépare les nouveautés à venir. Man revient sur la scène de l’autocar en France avec le Pionnier. Scania annonce qu’il réinstalle un siège en région parisienne. Van Hool s’invite avec deux nouveautés, les 915 cl et TL.

VehiXel retrouve des couleurs et étoffe sa gamme avec le Mediano. Le Mago 2 de Ouest Industrie Autocars, dont la carrosserie est signée Indcar, enchante les visiteurs.

Jean-Pierre Michel, Pdg des Voyages N & M

"Je me souviens que lorsque mon frère Arthur a reçu le premier Bus & Car Magazine, il a aussitôt appelé Jean Furet. Enthousiasmé de voir que la profession avait son journal, donc une certaine reconnaissance. Ils se sont rencontrés à plusieurs reprises par la suite, et d’autres transporteurs se sont joints à eux. L’idée de créer un salon dédié aux autocaristes a alors fait son chemin. La première édition a eu un succès immédiat, même si les stands n’étaient pas terribles et la gare de la Bastille pas vraiment confortable! Jean et Arlette ont beaucoup donné de leur personne pour que tout se passe dans les meilleures conditions possibles. Je me souviens qu’à l’occasion du premier Mitcar, ils accueillaient un par un les visiteurs! C’était extrêmement convivial. On avait l’impression d’être en plein dans une réunion de famille.

Le tourisme en autocar se développait, et les prestataires touristiques s’intéressaient de plus en plus à notre métier. Par le Mitcar, nous avons pu concevoir ensemble des produits adaptés, qui chaque année se renouvelaient en s’adaptant à nos attentes. On a beaucoup travaillé, tout était à construire. Puis les choses ont changé. Le tourisme est devenu plus industriel, et chacun regardait du coin de l’œil son voisin. L’époque pionnière où personne n’avait peur d’échanger ses idées était révolue. Parallèlement, on se devait de faire passer ses activités à la vitesse supérieure. Mais avec le MIT International, les transporteurs ont fini par ne venir qu’une année sur deux, profitant de la présence des constructeurs. Une première page s’est tournée, et nous professionnels, nous avons perdu le caractère familial des premières années. Mais c’était inscrit dans la logique des choses. Nos métiers ont évolué, le monde de l’autocar a changé considérablement. Je me suis toujours demandé pourquoi le Mitcar n’avait jamais pensé ouvrir ses portes au grand public, surtout au moment où les autocars étaient présents. Cela aurait pu contribuer à valoriser leur image, et susciter de plus fortes demandes. Ceci étant, j’ai beaucoup de mal à me faire à l’idée que dans quelques jours, j’assisterai au dernier Mit. Cela me fait une drôle d’impression".

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