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FNTV Bretagne

"J’accuse!"

Le président de la FNTV Bretagne part en guerre. Jean-François Stéphan dénonce publiquement "l’impunité" dont jouiraient certains autocaristes enfreignant les règles d’exercice de la profession et faussant la concurrence.

"Les interprétations juridiques et l’absence de suites judiciaires contribuent à l’impuissance des corps de contrôle", condamne Jean-François Stéphan. Et de donner l’exemple, sans les nommer, de cinq entreprises "multirécidivistes" qui multipliraient les infractions: absences de capacité financière, exploitation sans licence pendant des années, infractions répétées à la sécurité des véhicules, à la réglementation sur les temps de conduite, absence d’utilisation des disques de temps de conduite dans l’entreprise, ou non-paiement du 13e mois.

La FNTV Bretagne réclame ni plus ni moins leur radiation. Elle vilipende en particulier l’une d’entre elles, un inspecteur du travail y ayant été molesté. Les contrôleurs ont interdiction d’y retourner sans la protection des forces de l’ordre et une action en justice est en cours. L’entreprise continue pourtant de faire rouler des véhicules.

La FNTV a "régulièrement dénoncé" la situation de ces entreprises auprès des pouvoirs publics. Avec d’autant plus de force que, depuis cinq ans, elle a mobilisé ses adhérents sur le respect des contraintes réglementaires, provoquant une hausse de la qualité des prestations de la profession. "En ne respectant rien, ces entreprises parviennent à être 25 % moins chères. Cela décrédibilise notre action et retire aussi tout crédit aux services de l’État", s’insurge Jean-François Stéphan.

La direction régionale de l’Équipement minimise, niant au passage tout laxisme: "Nous faisons des contrôles sur les routes et dans les entreprises. Ils ne révèlent pas de situation particulièrement grave en Bretagne. Par ailleurs, des procédures sont en cours. Mais même si les entreprises visées parviennent à les ralentir, à user d’artifices – comme le changement de leur statut légal – pour passer entre les mailles du système, nous devons rester dans le cadre de la loi", explique Pierre Samsonof, directeur adjoint de la DRE.

Même réponse "légaliste" du conseil général d’Ille-et-Vilaine, accusé par la FNTV de continuer d’avoir recours à l’une des entreprises visée: "À notre connaissance, ses défaillances n’ont pas d’incidence sur la sécurité. En tout état de cause, nous ne pouvons pas casser un marché sans faute avérée. Pour cela, nous avons besoin des services de l’État. Nous avons demandé un contrôle de l’inspection du travail, toujours présente quand nous avons besoin d’elle. Nous attendons son rapport", explique Élisabeth Jost, directrice des transports. Une chose est sûre: la FNTV Bretagne va rester aux aguets.

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Auteur

  • Hubert Heulot
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