Taxes, redevances, impôts, quotas, permis d’émission, nouvelles normes. Ce sont quelques-unes des solutions évoquées par les dirigeants du transport aérien lors du récent World Air Transport Forum (Waf) qui s’est déroulé à Cannes, et était consacré à l’environnement et au réchauffement climatique. À cette occasion, Pierre Jeanniot, président du Waf et ex-directeur général de l’Iata, a suggéré de créer une taxe verte allant de deux euros sur les vols intérieurs à huit euros pour les vols longs courriers, qui financerait la reforestation du Sahel. Les adversaires de cette idée n’ont pas manqué de mettre en avant l’échec de la taxe dite "de solidarité" créée par Jacques Chirac. La communauté aéronautique est plus favorable à des incitations et à de nouvelles normes, comparables à celles qui ont été imposées à l’industrie automobile. Des normes ont ainsi déjà permis de réduire de 75 % le bruit des avions. Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat attribue 2 % des émissions globales de CO2 à l’avion.
D’ici à 2020, le trafic doit doubler. Les responsables du secteur doivent donc gérer cette croissance tout en diminuant la pollution et la consommation de carburant. Enfin, à l’occasion du Waf, l’Union européenne a annoncé qu’elle avait débloqué 217 millions d’euros pour financer 36 projets de recherche destinés à développer des transports aériens plus écologiques, plus sûrs et plus concurrentiels.
