Alors que les réseaux urbains et interurbains de province ont été très peu perturbés lors des grèves du 18, 19 et 20 octobre derniers, la CFDT et la CFTC ont présenté le 24 octobre à l’Union des transports publics (UTP) leurs propositions pour l’application de la loi sur le service minimum.
La CFDT propose de former "une commission composée d’un représentant des organisations syndicales ayant déposé un préavis de grève et d’un représentant dûment mandaté par l’employeur qui sera, seul, habilité à réceptionner la déclaration de grève", cela 48 heures avant le début du conflit. La CFTC reprend la même proposition pour "éviter d’éventuelles démarches coercitives à l’encontre des salariés se déclarant grévistes". Les syndicats suggèrent que les déclarations de grève se fassent par téléphone sur une ligne "protégée à appel gratuit". Dans les petites entreprises, la CFTC penche pour un envoi par courrier électronique, jugé plus fiable que le téléphone. La CGT, qui participait à la rencontre, n’a pas avancé de proposition.
De son côté, l’UTP veut "développer le dialogue social", notamment en triplant le financement des congés de formation économique, sociale et syndicale. Prochaine rencontre entre les partenaires sociaux: le 22 novembre. Entre-temps, la deuxième salve du conflit social, prévue le 20 novembre dans les transports, sera tirée.
